Victor Wembanyama, l’étincelle pour rallumer l’intensité du All-Star Game ?

Le 15 févr. 2026 à 12:09 par Hisham Grégoire

victor wembanyama
Source image : Youtube

Le All-Star week-end se clôture cette nuit et une question revient toujours : où se situera la jauge d’engagement ? Critiqué pour ses matchs sans défense et ses scores gonflés, l’événement tente une nouvelle formule à l’Intuit Dome, et Victor Wembanyama compte bien en faire un terrain de compétition, pas juste une vitrine.

Ces dernières années, le match a parfois ressemblé à un match de basket loisir le dimanche matin (avec un peu plus d’athlétisme on vous l’accorde). Le symbole, c’est l’édition 2024 à Indianapolis : victoire 211-186, presque 400 points inscrits, et une impression générale de « chacun son tour, personne ne touche personne (en défense) ». Même des légendes comme Larry Bird et Julius Erving avaient dû rappeler publiquement aux joueurs que ça restait du basket.

Andre Iguodala, Larry Bird, and Julius Erving reportedly made visits to the All-Star locker rooms before the game to stress the importance of competitive play, per @VinceGoodwill pic.twitter.com/kLlJJ8eZ4q

— NBACentral (@TheDunkCentral) February 20, 2024

Dans ce contexte, Victor Wembanyama arrive avec une idée très claire : l’intensité se déclenche, elle ne s’attend pas. Face aux médias, il explique vouloir poser le ton avec « des actions qui font lever la salle » :

 « si tu partages cette énergie, les autres se sentent responsables de te la renvoyer « .

Lui se dit  confiant sur la tournure de la soirée. L’an dernier déjà, nous avions eu quelques prémices de son jeu à haute intensité

Victor Wembanyama came READY in his 1st #NBAAllStar Game 😤

👽 17 PTS
👽 7 REB
👽 2 BLK
👽 8-11 FGM pic.twitter.com/720EeGGiPC

— NBA (@NBA) February 17, 2025

Dernier petit rappel pour le format de la soirée : fini l’Est-Ouest, place à un mini-tournoi USA vs World en trois équipes (USA Stars, USA Stripes, World) avec quatre matchs de 12 minutes. Le Game 1 est prévu pour débuter à 23h. En cas d’égalité au bilan, la différence de points sert de premier tie-break.

Sauf que la question de fond reste la même : est-ce que tout le monde veut vraiment jouer ? Anthony Edwards, interrogé sur la possibilité de retrouver l’intensité de la finale olympique Jeux olympiques d’été 2024 entre la France et les États-Unis, a répondu sans détour :

« Non… c’était les Jeux Olympiques, c’est tout. »

Kevin Durant va encore plus loin : pour lui, la nostalgie embellit le passé, et le All-Star n’a « jamais » vraiment été ce fameux match comme un Game 7 que tout le monde raconte.

Au final, l’intensité tant recherchée tient peut-être à un détail : qui aura envie de suivre l’impulsion. Wemby, lui, a un profil parfait pour briser la glace : dissuasion près du cercle, course en transition, et cette capacité à transformer une action anodine en séquence qui pique l’orgueil et qui va tourner toute la nuit sur Twitter. Sur le papier, ça suffit parfois à déclencher une réaction en chaîne… à condition que les autres acceptent le challenge (et ça c’est une autre histoire…).


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