Pistons – Spurs : un match au sommet… qui était un véritable merdico il y a trois ans

Le 23 févr. 2026 à 18:37 par Nicolas Meichel

cade cunningham victor wembanyama spurs pistons
Source image : Montage YouTube

Respectivement premier et troisième meilleur bilan NBA, les Pistons et les Spurs s’affrontent cette nuit (1h) pour un choc au sommet de la NBA. Cette phrase, il fallait oser la placer en 2023…

S’il y a bien une preuve que la NBA peut changer radicalement en seulement trois ans, c’est celle-là.

À la fin de la saison 2022-23, les Pistons et les Spurs possédaient les deux pires bilans de toute la NBA. Dernier à l’Est, dernier à l’Ouest, seulement 39 victoires en cumulé. Detroit creusera encore plus vers les bas-fonds au début de la saison suivante, perdant 28 rencontres consécutives et 29 de leurs 31 premiers matchs. San Antonio, de son côté, a gagné la Loterie en récupérant Victor Wembanyama mais enchaînera 18 revers de suite malgré Wemby, pour un bilan similaire à la fin de l’année suivante (22 victoires – 60 défaites). Bref, le chemin vers les sommets paraissait long, très long.

Nous sommes aujourd’hui le 23 février 2026 et l’opposition Pistons – Spurs est officiellement un choc immanquable.

La NBA ça va TELLEMENT vite… 😳

Ce soir, Spurs et Pistons s’affrontent dans un duel entre le 1er et le 3ème meilleur bilan de toute la Ligue.

Un match au sommet… qui était un véritable Merdico il y a 3 ans.

Saison 2023 : pire bilan de l’Est + de l’Ouest
Saison 2026 : 🍾🍾 pic.twitter.com/Rrvoyomnms

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) February 23, 2026

Immanquable car on a deux des trois meilleurs bilans NBA qui s’affrontent (42-13 pour les Pistons, 1er de l’Est / 40-16 pour les Spurs, 2e de l’Ouest), deux des collectifs les plus kiffants de la Ligue, deux défenses exceptionnelles (2e et 3e en NBA), et deux équipes à l’ascension fulgurante qui n’ont pas peur d’afficher leurs grosses ambitions.

Victor Wembanyama (Spurs) : « Bien sûr qu’on joue le titre »

En moins de trois ans, les Pistons ont réussi à inverser leur destin en faisant des choix forts : Trajan Langdon est devenu président des opérations basket, J.B. Bickerstaff a pris la place de Monty Williams sur le banc, des snipers vétérans sont arrivés (Tobias Harris, Tim Hardaway Jr., Malik Beasley) pour mieux encadrer le noyau de jeunots guidé par Cade Cunningham, et le collectif a décollé. Plus qu’un collectif, les Pistons ont surtout retrouvé leur identité et leurs valeurs : dureté, défense, bad boy style. Ils sont passés de 14 à 44 victoires en seulement une saison (2024-25) et ont retrouvé les Playoffs pour la première fois depuis 2019. Un jump historique, que Detroit fait plus que confirmer cette année.

La saison 2024-25 des Spurs a aussi été marquée par une progression collective, bien que beaucoup moins significative : 12 victoires de plus dans une campagne marquée par l’ascension de Victor Wembanyama en tant que All-Star, et la saison de Rookie de l’Année de Stephon Castle. En plus d’avoir une réussite insolente à la Loterie de la Draft NBA, les arrivées des vétérans Chris Paul et Harrison Barnes ont aidé à remettre la franchise texane dans le bon sens. Alors certes, les soucis de santé de Wemby (thrombose veineuse en février 2025) et l’AVC de Gregg Popovich – remplacé par Mitch Johnson – ont un peu éclipsé les progrès réalisés, mais les bases étaient posées. Et elles servent aujourd’hui de fondations à l’un des meilleurs collectifs NBA.

Victor Wembanyama et Cade Cunningham, calibre MVP

Au milieu de l’ascension fulgurante des deux équipes, il y a deux jeunes phénomènes : Victor Wembanyama (22 ans) et Cade Cunningham (24 ans). Tous les deux ont été numéro 1 de draft, tous les deux sont aujourd’hui des candidats MVP, et tous les deux possèdent une belle tête de franchise player : talent, impact, capacité à sublimer un collectif, et leadership exemplaire.

Leadership est le mot clé. Quand Stephon Castle a été drafté en 2024, Victor Wembanyama l’a tout de suite accueilli à bras ouverts, pour lui faire comprendre qu’il serait un membre important du succès à venir des Spurs. On sait ce que ce duo est capable d’accomplir aujourd’hui. Quand les Pistons étaient au fond du trou et faisaient partie des pires équipes de l’histoire NBA, Cade Cunningham a gardé la tête haute, déclarant que de meilleurs jours étaient à venir. Spoiler, il n’a pas menti.

« On n’est pas aussi mauvais que ce qu’indique notre bilan (2-26). Pas du tout même. Donc oui, on peut inverser la tendance et proposer un bien meilleur basket »

– Cade Cunningham fin 2023.

21/02/2026 : Detroit a le meilleur bilan NBA.

Leader +++ 💪💪pic.twitter.com/gFmCmG5mN1

— Nico TrashTalk 🏀 (@nicolasmeichel) February 21, 2026

Quand vous avez une pièce maîtresse comme Wemby ou Cade, tout peut s’accélérer très vite s’ils sont entourés de la bonne manière, et que les bons choix sont réalisés autour d’eux.

Les Spurs ont eu le nez fin (et pas mal de chance) à la Draft avec Stephon Castle puis Dylan Harper cette année, mais ils ont aussi montré de l’agressivité en recrutant De’Aaron Fox il y a un an (prolongé pour 230 millions durant l’été) tout en faisant des ajouts malins à la dernière intersaison (Luke Kornet, c’est de toi qu’on parle). Résultat : une solidité collective exceptionnelle des deux côtés du parquet, en particulier défensive sous l’impulsion d’un Wemby en mode DPOY.

Dans le même temps, l’ascension des Pistons est non seulement symbolisée par le changement de dimension de Cunningham, mais aussi par la progression d’autres joueurs qui rayonnent grâce à leur chef d’orchestre : Jalen Duren notamment, partenaire redoutable de Cade en pick-and-roll et All-Star pour la première fois en 2026.

Victor Wembanyama and the Spurs new tradition after Wins. 🔥🔥🔥

(via @NBA__Courtside)

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— Hoop Central (@TheHoopCentral) December 24, 2025

Dans une NBA très ouverte, où la parité a peut-être plus de place que jamais, les Pistons et les Spurs représentent des belles histoires. Des belles histoires et surtout des exemples à suivre. Certes, il n’y a qu’un seul Victor Wembanyama sur cette planète. Certes, toutes les franchises en reconstruction n’ont pas la chance de tomber sur un joueur du talent et de la maturité de Cade Cunningham. Mais s’il y a bien deux équipes qui prouvent que faire un virage à 180° est possible en NBA, ce sont les Spurs et les Pistons.

Rendez-vous cette nuit à 1h du matin du côté de Detroit, pour un sommet pas comme les autres.


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