Décès de Lionel Jospin : un grand passionné de balle orange s’en est allé
Le 23 mars 2026 à 12:14 par Nicolas Vrignaud

Décédé ce lundi 23 mars à l’âge de 88 ans, Lionel Jospin aura été tout au long de sa vie non seulement un homme politique, mais surtout un grand fan de basketball. Pratiquant, il a toujours parlé volontiers de son amour pour la balle orange.
On se souviendra de Lionel Jospin comme d’un amoureux éternel du basketball. L’homme qui, malgré une vie politique plus que chargée, n’a probablement jamais refuser de discuter de son sport favori, qu’il a pratiqué durant 20 ans, entre ses 15 et ses 35 ans. S’il a aussi joué au football, au handball et au volley, il ne cachait pas, lors d’une interview donnée au Parisien en 2024, que le basketball était de loin sa discipline favorite.
« À l’université, en civil et même à l’armée jusqu’à vétéran : c’est un sport qui combine le jeu collectif sans brimer le talent individuel. Je trouve que c’est le meilleur des équilibres. »
De son propre aveu, il n’a jamais été un grand joueur, évoluant à niveau qu’il qualifiait de modeste. Pour autant, cela n’a jamais été un obstacle à son amour pour le jeu, qu’il a, tout au long de sa vie et particulièrement après la fin de sa carrière politique, souhaité partager. En mémoire, ce Sunday Night Live sur beIN Sports, un dimanche soir de février 2016.
Un soir de février 2016… 🤍🏀 (l’époque des débuts du SNL ❤️) pic.twitter.com/X0Qvnanf3N
— Remi Reverchon (@SoFrenchProd) March 23, 2026
Jusqu’à sa mort, Lionel Jospin est d’ailleurs resté très attentif à son sport de prédilection. En signifiant son admiration pour Victor Wembanyama, mais aussi pour le Paris Basketball de Tuomas Iisalo (actuel coach des Grizzlies), qu’il avait pu voir jouer en 2024. Tout au long de sa vie politique, le basketball ne l’a d’ailleurs jamais vraiment quitté. En juillet 2012, pour les 20 ans des Jeux Olympiques de Barcelone, il confiait ainsi au Magazine l’Équipe :
« J’ai eu la chance, quand j’ai été nommé premier ministre en 1997, qu’on qualifie mon gouvernement de Dream Team. C’était une petite consécration pour le basketteur que j’avais été toute ma vie. Car l’équipe américaine représentait l’excellence dans tous les sens du terme. »
Un débat posé, éclairé, celui d’une personne qu’on invite à causer de basket d’abord parce qu’elle maîtrise son sujet plutôt que pour ce qu’elle représente publiquement. Ce lundi, la balle orange perd l’un de ses plus fins admirateurs. La rédaction de TrashTalk présente ses condoléances à la famille et aux proches de Lionel Jospin.
