Plus large défaite de son histoire (-52) : le Magic au bord de la rupture ?

Le 30 mars 2026 à 11:29 par Jules Bousquet

Jamahl Mosley
Source image : YouTube

Cette nuit, le Magic d’Orlando a connu la plus large défaite de son histoire face aux Raptors (-52). Quelles leçons tirer d’une gifle pareille pour Jamahl Mosley et ses hommes ? Est-ce que ce ne serait pas la goutte de trop dans le vase déjà bien rempli du Magic cette saison ?

Orlando vient de vivre la pire soirée de son histoire en termes de lose. Les joueurs ont enchaîné possession pourrie sur possession pourrie, sans coaching, sans envie, avec des plus-minus à vous dessécher les yeux si vous regardez le box-score trop longtemps.

Pétard de misère, ce score… 😭 pic.twitter.com/0EVqawY18k

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) March 30, 2026

Mais au-delà de l’écart historique (52 points) et du run inédit encaissé (31-0, le plus gros run jamais enregistré dans l’histoire NBA depuis que cette statistique est suivie), le Magic reste sur 7 défaites lors des 8 derniers matchs. Et dans une saison plus serrée que jamais, c’est peut-être la stat la plus inquiétante pour les fans de la franchise floridienne.

Les Raptors ont réussi un run de 31-0 !

31-0 😱😱😱

C’est tout simplement le plus gros run (sans aucun point de l’adversaire) depuis que la statistique est enregistrée.pic.twitter.com/ZFkS1wTCXg

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) March 29, 2026

Cette performance vient ponctuer une saison régulière plus que compliquée pour Jamahl Mosley et ses hommes. Attendus beaucoup plus haut par bien du monde, et surtout plus réguliers et performants, les Floridiens auront déçus. Et même s’ils parvenaient à se qualifier en Playoffs via le Play-in (scénario le plus probable au vu de leur classement actuel), la saison serait loin d’être sauvée.

La déception pourrait même rapidement se transformer en immense frustration en cas d’élimination au premier tour des Playoffs… voire même dès le play-in.

À qui la faute ?

Difficile de blâmer une seule personne, parce que quand tu prends une telle gifle, surtout face à un concurrent direct privé de deux starters (Immanuel Quickley et Brandon Ingram), ça signifie que personne n’était au niveau. Et au vu des images, difficile aussi de déceler du jeu et de l’envie chez ce Magic.

Aucun joueur n’a vraiment survécu au naufrage. Mo Wagner affiche le « meilleur » plus-minus… à -7. À l’inverse, Jamal Cain et Jevon Carter terminent à -32 (oui, oui, promis c’est pas une blague…), le premier ayant passé que huit minutes sur le terrain. Paolo Banchero au milieu de tout ça ? 9 points à 3/14 au tir et 5 pertes de balle. Moche.

Cette performance collective catastrophique est symbole d’une équipe complètement dépassée, peut-être même au bord de l’explosion. Les joueurs ont leur part de responsabilité, mais le staff n’est pas épargné… loin de là. Une telle déroute reflète aussi un manque évident de préparation, et ça s’est vu très tôt dans le match.

« Je dois faire un meilleur boulot pour préparer mes joueurs. Je dois mieux les préparer par rapport à l’impact physique du match. C’est ma faute. » – Jamahl Mosley, coach du Magic

Alors oui, on le sait, Mosley est sur un siège éjectable depuis plusieurs semaines… et il pourrait bien avoir déclenché le dernier cran de sécurité cette nuit. S’il est encore là pour les Playoffs, il faudra un miracle pour sauver ses fesses. Et s’il est encore sur le banc l’an prochain, bon courage aux fans du Magic, parce que là… on n’y comprendrait vraiment plus rien.


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