Pourquoi Shai Gilgeous-Alexander doit être élu MVP ?
Le 07 avr. 2026 à 13:36 par Nicolas Vrignaud

C’est LE débat NBA qui anime les réseaux sociaux depuis un gros mois : qui sera le MVP de la saison régulière 2025-26 ? Quatre candidats sortent clairement du lot : Luka Doncic, Nikola Jokic, Victor Wembanyama et Shai Gilgeous-Alexander. On s’attaque pour commencer au cas de la star du Thunder, qui fait office de « favori » pour sa propre succession.
Disclaimer : nous présentons ici le dossier pour chaque candidat « majeur » au dossier de MVP, c’est donc normal de ne pas trouver de papier sur Jaylen Brown ou Cade Cunningham, bien qu’ils soient de très sérieux joueurs de basket.
Les arguments apportés le sont avec objectivité, mais chaque tête pensante aura ses propres raisons de préférer un candidat plus qu’un autre. N’hésitez pas à nous en faire part sur les réseaux, dans la bienveillance et la bonne humeur hein.
La présentation rapide du bonhomme
- Moyennes saison : 31,6 points (55,1% au tir, 38% à 3-points, 88,1% aux lancers), 4,4 rebonds, 6,5 passes, 1,4 interception, 0,8 contres, 2,2 balles perdues.
- Matchs joués : 66 (au 7 avril 2026)
- Classement actuel dans le Ranking MVP TrashTalk : 1er !
Pourquoi lui et pas un autre ?
Shai Gilgeous-Alexander est, selon le dernier sondage d’ESPN réalisé auprès des médias internationaux (afin de reproduire des conditions au plus proches de la réalité), le clair favori de la course au MVP. Le Canadien termine une saison où, s’il a parfois cristallisé les débats autour de son style de jeu, il a surtout continué à faire ce qu’il savait faire de mieux. Efficacité dans le jeu, attaquant remarquable et surtout, la propension à s’élever encore plus lorsque le scénario le demande.
Des moyennes statistiques pharamineuses dans un effectif que certains pourraient trouver trop fort, ce qui lui permettrait, selon ces mêmes personnes, d’avoir ces apports aussi solides. Peut-être faut-il retourner le problème : ne serait-ce pas une performance d’afficher d’aussi solides nombres dans un effectif pourvu de joueurs capables de marquer ? On ne prétend pas avoir de réponse, on se pose juste la question.
Ce qui marque en premier lieu dans une course au MVP, c’est l’incidence du niveau de jeu individuel sur le résultat collectif. Là dessus, SGA est en haut du panier : son équipe est première à l’Ouest, et meilleur bilan actuel en NBA. Il est le meilleur joueur de la meilleure équipe. Une phrase qui fait tout de même beaucoup de sens et dont ses concurrents ne peuvent se targuer. Offensivement, il dégage visuellement aussi – et c’est important dans le ressenti d’un votant – une impression parfois insolente de facilité dans l’exécution de ses mouvements.
Dans les gros matchs, il sait aussi se sublimer : 32,8 points de moyenne face au top 10 de la ligue durant cette saison, l’augmentation n’est pas énorme mais suffisamment significative pour qu’on puisse admettre qu’il prend ses responsabilités avec brio face aux grosses écuries actuelles. Il est aussi très clutch. Les fans de Denver peuvent en témoigner. À ce jeu de l’action déterminante, il est sans doute devant ses trois concurrents directs.
La canasta ganadora de Shai frente a Denver Nuggets anoche pic.twitter.com/EPYBBvqvxT
— Pasion Basket (@PasionBasketNBA) March 10, 2026
Surtout, Shai Gilgeous-Alexander est calé comme un métronome. Il fait preuve d’une remarquable constance qui l’a d’ailleurs fait entrer dans l’histoire, en devenant le joueur avec le plus de matchs d’affilée à vingt points ou plus. Marque jusqu’ici détenue par Wilt Chamberlain, monstre absolu des temps anciens. Un fait qui a beaucoup marqué et qui joue bien évidemment en sa faveur. Au-delà de l’aspect historique, on garde de manière plus pragmatique le constat suivant : il rentre sur le terrain, il en colle au moins vingt, et au mieux plus de 35, et ce quelle que soit la situation. Et ça, qu’on se le dise, c’est du MVP material de haute qualité. Surtout quand ses concurrents ont parfois connu des mauvaises passes notables.
En terme de comportement sur le terrain, on trouve aussi quelqu’un de discret, qui tue l’adversaire en silence et ne se fait pas remarquer pour autre chose que son basket. Vous savez bien évidemment à quel concurrent en particulier on pense et qui lui incarne un tout autre concept de comportement notamment vis-à-vis des arbitres.
Défensivement, Shai n’est bien évidemment pas dans la même cour qu’un Victor Wembanyama. La densité défensive de son équipe sur l’aile lui offre le luxe de jeter (quasiment) toutes ses forces dans le jeu offensif. Pour autant, il n’est pas à la rue dans l’exercice et fait son boulot comme on lui demande de le faire, sur les cols bleus adverses. Ce n’est pas un vrai plus, mais pas un moins pour autant. Surtout face à deux autres adversaires qui font eux parler pour leur manque d’activité défensive.
Ce qui pourrait le pénaliser…
Le fait qu’il soit déjà titré une fois et que la concurrence soit rude n’est pas quelque chose qui peut aller dans son sens. Surtout face au concurrent qu’est Victor Wembanyama, qui incarne une sorte de « fraîcheur » et possède des atouts tant défensifs qu’offensifs pour compléter son dossier. S’il est lui dans la ligue depuis plusieurs années, Luka Doncic est aussi avantagé par le fait de ne pas avoir encore été élu, d’une certaine manière.
Même s’il faut se mettre à la place des votants, qui sont censés être objectifs dans leur jugement, on ne peut pas ne pas évoquer ici tout le narratif autour du « foul baiting » prétendu du joueur, tenace cette saison et qui a alimenté les réseaux sociaux sans aucune modération. Espérons que cela ne sera pas un critère.
Verdict
Shai Gilgeous-Alexander EST le favori pour cette saison. Pour les arguments que nous venons de donner, et aussi parce qu’il a déjà le coeur de bon nombre de votants dans les sondages sérieux. Le trophée de MVP devrait bien repartir à OKC, chez un attaquant aussi silencieux qu’extraordinaire. Les dossiers concurrents sont solides, mais dans un débat pour savoir qui sort du podium dans la course au MVP, il est le seul qui ne bouge pas. Et c’est un sacré signe de sa supériorité.
Sources : NBA, Statmuse, RealGM
