Brooklyn Nets

#12Est
26V
·
56D
#29 PTS+(105.1)
#11 PTS-(112.2)
#29 REB(41.3)
#24 AST(25.2)
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Le Shop des Brooklyn Nets

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Les Brooklyn Nets selon TrashTalk

Les Brooklyn Nets, c’est l’autre franchise NBA (National Basketball Association) de New York. Voisin parfois dérangeant, souvent méprisé – surtout quand il squattait le New Jersey – il est désormais bien installé dans le borough des bobos. Mais pas encore à la tête de Big Apple.

Les Brooklyn Nets avant Brooklyn, avant les Nets, avant la NBA

Avant d’atterrir à Brooklyn en 2012, la franchise des Nets connaît une vie quelque peu agitée sur la côte Est des États-Unis. Dès la naissance de l’équipe en tant que New York Americans en 1967, le bordel est le mot-clé. Car c’est en ABA (American Basketball Association) que la franchise débute, et sous la pression des Knicks – eux aussi à Big Apple, mais en NBA – les différentes salles du coin refusent d’abriter des matchs des Americans.

La migration se fait donc avant même la première rencontre, direction l’État voisin du New Jersey, dont le nom remplace celui de New York immédiatement pour la franchise. Aucun match joué à New York, belle performance pour une équipe qui avait pourtant NY dans son nom. Ça sent la stabilité. Spoiler alert : les Knicks vont de nouveau casser les c******* de leurs voisins dans le futur, qu’ils soient dans le New Jersey ou à Brooklyn.

En bougeant à Long Island, la franchise décide de reprendre l’appellation New York dès la saison suivante et de changer Americans pour Nets, parce que ça rime avec Mets et Jets, deux autres franchises de NY en Major League Baseball et American Football League. Et puis parce qu’au basket, il y a des filets. Des changements qui ne font pas des Nets des gagnants, pas plus que le passage dans l’équipe de Rick Barry – bien que les Finales ABA soient au rendez-vous en 1972.

Les New York Nets au sommet grâce à Julius Erving

Non, la bascule qui rend les New York Nets et leur sublime maillot bleu – blanc – rouge avec les étoiles populaires, c’est Julius Erving. À partir de 1973, il fait des Nets une équipe qui pèse sur le parquet (deux titres de champion ABA en 1974 et 1976) mais aussi en dehors, avec une véritable hype pour le style flashy qu’il dégage et qui rejaillit sur la franchise. La NBA se frotte les mains, avec la fusion qui suit le second titre des Nets, ils vont pouvoir profiter du joyau. Mais pas les Nets…

Les Knicks carottent encore les Nets (et deux fois)

En effet, les conditions d’accès en NBA pour les franchises issues de la ABA sont particulièrement restrictives. Surtout pour les Nets. En débarquant dans la zone des New York Knicks, ils doivent payer un droit d’entrée à leurs voisins, en plus du ticket pour la NBA. Le montant à sortir par les Nets ? 4,8 millions de dollars, énorme pour l’époque. Ce qui pousse les Nets à vendre Julius Erving aux Sixers afin de renflouer les caisses.

Les Nets n’attirent plus les foules et quittent donc Long Island pour retourner dans le New Jersey. Sauf que là encore, les Knicks réclament une compensation financière. Le New Jersey est aussi leur zone de chalandise. Il faut repasser à la caisse, les Nets se demandent à quelle date ils doivent repasser pour cirer le parquet du Madison Square Garden, sortir les poubelles et servir de larbins aux joueurs des Knicks.

Les New Jersey Nets ne servent pas à grand chose

À partir de là et jusqu’aux années 2000, c’est toujours la même histoire pour les Nets : un peu d’espoir car des joueurs talentueux passent dans le New Jersey, mais jamais sur la durée, jamais dans une équipe compétitive du côté de East Rutherford où squatte l’équipe.

Il y a eu du Bernard King. Du Darryl Dawkins. Du Buck Williams ou encore du Micheal Ray Richardson. Mais les blessures des uns ainsi que le bannissement à vie de Richardson – contrôlé positivement trois fois à la cocaïne – ne permettent pas de s’imaginer au sommet de la NBA. Alors que les années quatre-vingt-dix se dessinent, les Nets n’ont remporté qu’une seule série de Playoffs depuis qu’ils ont rejoint la Ligue.

La décennie s’ouvre sur les Drafts de Derrick Coleman et Kenny Anderson, puis l’arrivée de Dražen Petrović. Mais là encore, les fans n’ont pas le droit aux rêves bien longtemps. Le décès tragique de Dražen Petrović et l’individualisme de nombreux joueurs de l’équipe – Derrick Coleman en tête – ruinent toutes les ambitions. Il faut bouger les choses et un changement de nom – pour devenir les New Jersey Swamp Dragons – les dragons du marais, en hommage aux marais du coin, à moins que ce ne soit pour représenter le bourbier dans lequel s’enlise la franchise – est dans les tuyaux. La NBA valide ce nouveau blaze en 1994, mais la direction annule tout. Encore un truc qui capote, un peu comme tout ce que font les Nets depuis leur arrivée en NBA.

Jason Kidd emmène les Nets en Finales NBA

Bref, rien ne semble vouloir aller dans le sens des Nets et chaque fois qu’un peu de talent débarque dans le New Jersey, cela ne mène à rien. Que ce soit Stephon Marbury, Keith Van Horn ou Kenyon Martin, les joueurs peuvent bien devenir des stars, la franchise ne décolle pas. Jusqu’à l’arrivée de Jason Kidd en 2001. Son charisme et son niveau de jeu emmènent les Nets pas forcément brillants – aucun joueur à plus de 15 points de moyenne – en Finales NBA, pour manger un sweep de la part des Lakers. Re-belote la saison suivante, toujours avec Kidd comme chef d’orchestre, mais cette fois-ci ce sont les Spurs qui battent les Nets 4-2 en Finales NBA.

Après les Finales NBA 2002 et 2003, les Nets ne parviennent pas à rester au sommet. Jason Kidd est toujours là, mais la dynamique s’essouffle. Kenyon Martin file à Denver en 2004, remplacé par Vince Carter, arrivé de Toronto en 2004-05 pour former un duo spectaculaire avec Kidd. Les highlights sont au rendez-vous, les Playoffs aussi, mais l’équipe plafonne au second tour, incapable de retrouver la magie du début de décennie.

En 2008, Jason Kidd est envoyé à Dallas contre Devin Harris et quelques pièces de rotation. L’ère Kidd est officiellement terminée. Les saisons suivantes ressemblent à une lente agonie : Carter part à Orlando en 2009, et les Nets enchaînent les défaites à un rythme record. La saison 2009-10 reste dans les mémoires… pour les mauvaises raisons : un bilan catastrophique de 12 victoires pour 70 défaites, après avoir commencé par 18 revers consécutifs. Un record NBA, mais pas du genre que l’on encadre dans la salle des trophées.

Le nouveau propriétaire Mikhail Prokhorov débarque en 2010 avec de grandes ambitions. Il faut s’armer de patience en espérant que le déménagement annoncé pour Brooklyn et le Barclays Center en construction apporte enfin la dynamique espérée. Sur le parquet, c’est toujours compliqué. Brook Lopez devient la pièce centrale, Devin Harris est All-Star en 2009, mais la franchise manque la superstar censée tout changer : en 2010, malgré un énorme pourcentage de chances à la Draft Lottery, les Nets héritent seulement du troisième choix (Derrick Favors), laissant John Wall et Evan Turner filer ailleurs. Les transferts s’enchaînent, avec la grosse arrivée de Deron Williams en 2011, censé incarner le renouveau.

Déménagement à Brooklyn pour les Nets

En 2012, après des décennies passées dans l’anonymat relatif du New Jersey, les Nets déménagent à Brooklyn et s’installent dans le flambant neuf Barclays Center. Nouveau logo noir et blanc, nouveau public, nouveaux espoirs. Surtout, un nouveau propriétaire, le milliardaire russe Mikhail Prokhorov, qui promet de ramener un titre rapidement. Traduction : on sort le chéquier et on claque les choix de Draft comme des tickets resto.

Le coup de poker le plus célèbre arrive à l’été 2013 : un trade XXL avec Boston envoie Paul Pierce, Kevin Garnett et Jason Terry à Brooklyn contre Gerald Wallace, Kris Humphries, MarShon Brooks et surtout trois choix de premier tour (2014, 2016, 2018) plus un swap en 2017. Sur le papier, le cinq Deron Williams – Joe Johnson – Pierce – Garnett – Brook Lopez a fière allure. Sur le parquet… beaucoup moins. La date de péremption est dépassée. Sortie au second tour en 2014, et l’aventure s’effondre dès la saison suivante. Boston utilise ensuite ces picks pour récupérer Jaylen Brown et Jayson Tatum. Les Brooklyn Nets, eux, entrent dans une période noire sans stars et sans choix de Draft pendant plusieurs années.

KD, Kyrie et Harden : la superteam fantôme

Entre 2015 et 2018, les Nets vivent une traversée du désert : pas de picks pour se reconstruire, pas de stars, juste du bricolage. Pourtant, grâce au coach Kenny Atkinson et au GM Sean Marks, la franchise mise sur des paris intelligents : développement de jeunes comme Caris LeVert, Jarrett Allen, Spencer Dinwiddie et signature maligne de Joe Harris. En 2019, contre toute attente, les Nets se qualifient pour les Playoffs avec un D’Angelo Russell en mode All-Star. Assez pour redevenir sexy sur le marché.

Été 2019 : coup de tonnerre, Kevin Durant et Kyrie Irving signent tous les deux à Brooklyn. KD est blessé pour la saison entière, mais le message est clair : les Nets sont redevenus une destination de stars. En janvier 2021, James Harden arrive pour former un Big Three qui fait saliver tout Brooklyn et trembler l’Est… sur le papier, une fois de plus. Problème : blessures à répétition (Durant, Irving, Harden), dramas (Irving et ses absences mystiques), et seulement 16 matchs joués ensemble. Le pic de cette ère reste les Playoffs 2021 : demi-finales de Conférence perdues en 7 matchs contre Milwaukee, avec un KD héroïque mais aux grands pieds : il pense rentrer un tir décisif, mais il mord sur la ligne des 3 points.

Ensuite, c’est la chute : Harden demande son transfert en 2022 et part à Philadelphie, Irving multiplie les polémiques et veut partir, Durant demande aussi son trade. Février 2023, la page est tournée : Kevin Durant part à Phoenix, Kyrie Irving à Dallas. Les Nets récupèrent en échange notamment de Mikal Bridges, Cam Johnson, Spencer Dinwiddie et un gros stock de choix de Draft. La superteam n’aura jamais vraiment existé, sinon dans les pubs du Barclays Center.

Quelle voie suivre pour les Brooklyn Nets ?

Depuis 2023, les Nets sont redevenus une équipe de transition. Mikal Bridges n’est pas devenu le franchise player espéré et il a retrouvé son statut de role player de luxe chez les Knicks voisins. Cam Johnson a aussi quitté les Nets, envoyé aux Denver Nuggets contre Michael Porter Jr. à l’été 2025. C’est probablement ce dernier qui va devoir prendre le leadership à Brooklyn, même si on a quelques doutes quant à sa capacité à être l’option numéro 1. On s’attend donc à une vraie phase de reconstruction du côté des Nets. En prenant soin de ne pas envoyer les picks de Draft pour la première star disponible sur le marché.

Dernière mise à jour le 12/08/2025