Denver Nuggets

#4Ouest
50V
·
32D
#3 PTS+(120.8)
#25 PTS-(116.9)
#4 REB(45.7)
#1 AST(31)
A venir
Memphis Grizzlies
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San Antonio Spurs
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Le Shop des Denver Nuggets

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Les Denver Nuggets selon TrashTalk

Non, les Denver Nuggets ne sont ni des beignets du dernier des dinosaures, ni des pépites d’or, mais bien une franchise NBA (National Basketball Association) située dans le Colorado. Une équipe dont l’histoire remonte loin, tellement loin qu’elle a connu Alex encore jeune.

La préhistoire des Denver Nuggets

Avant même de rejoindre la NBA en 1976, avant même de débarquer en ABA – dont ils sont une des franchises d’origine – en 1967, une première version des Denver Nuggets voit le jour pour évoluer en National Basketball League en 1948-49. On n’en dira pas plus, car même si le blaze est le même que la franchise actuelle, eh bien, le lien en reste là. Et si cette équipe dispute aussi une saison en NBA, elle disparait ensuite du radar du basketball professionnel, survivant juste quelques temps de plus en Amateur Athletic Union. Aucune vraie filiation avec les Denver Nuggets actuels donc, juste une anecdote pour briller en soirée.

Denver Larks, Denver Rockets, Denver Nuggets

En 1967 donc, lorsque l’ABA vient concurrencer la NBA, Denver est de la partie. La franchise est un des membres fondateurs de cette nouvelle ligue professionnelle de basket, sous le nom de Larks (les alouettes). Avant même son premier match, elle abandonne ce surnom pour devenir les Denver Rockets. Ainsi qu’une place forte de l’ABA, comme en atteste leur qualification systématique pour les Playoffs lors des neuf saisons d’existence de la ligue avec Larry Jones comme leader. Un mec dont nous ignorions l’existence avant l’écriture de ce texte. Un autre temps fort des Denver Rockets est le passage de Spencer Haywood qui a sali l’ABA pendant une saison (MVP en 1970 avec 30 points et 19,5 rebonds).

De cette période, on peut retenir deux saisons avec le meilleur bilan en ABA, ainsi que des Finales, perdues face aux Nets de Julius Erving en 1976. Mais aussi un changement de nom. Alors qu’ils envisagent sérieusement de rejoindre la NBA – ce qu’ils font lors de la fusion en 1976 – les Rockets de Denver se disent qu’avoir le même nom d’une franchise de la ligue concurrente (les Houston Rockets) peut être un frein. Ils deviennent donc les Nuggets en 1974.

Les Denver Nuggets choisissent la solution offensive

L’arrivée en NBA est plutôt concluante pour les Nuggets puisqu’ils remportent dès leur première saison le titre dans leur division, avec un voyage en Playoffs. Mais la présence de David Thompson et Dan Issel ne suffit pas à les mener plus loin qu’une finale de Conférence en 1978.

Les eighties sont marquées par l’arrivée de Doug Moe en tant que coach et son style de jeu offensif. En s’appuyant sur Dan Issel – toujours présent – ainsi que Kiki Vandeweghe et Alex English, les Nuggets font feu de tout bois et sont l’une des meilleures attaques NBA : la barre des 100 points atteinte à chaque match de la saison 1981-82 ou encore le trio Issel-English-Vandeweghe avec plus de 20 points de moyenne chacun lors de cette même saison ainsi qu’en 1982-83 en sont de beaux exemples. Petit problème : c’est soirée portes ouvertes à chaque rencontre de l’autre côté du terrain. Et même si les Nuggets sont compétitifs avec les Playoffs de 1982 à 1990, ces lacunes défensives sont trop importantes pour aller chercher un titre.

Dikembe Mutombo puis Carmelo Anthony : deux styles, deux ambiances à Denver

Pire, cela devient même un fardeau lorsqu’en 1991, l’attaque ne parvient plus à suivre le rythme. Les Nuggets encaissent cette saison-là 130,8 points par match, un record all-time de nullité. Sans surprise, les victoires ne s’enchaînent pas et Dan Issel (retraité des parquets depuis 1985) est appelé à la rescousse pour prendre place sur le banc en tant que coach. Bien aidé par la Draft de Dikembe Mutombo en 1991, il solidifie la défense des Nuggets. Jusqu’à retrouver les Playoffs en 1994 en réussissant en prime l’exploit de sortir la tête de série à l’Ouest – les Seattle SuperSonics – trois manches à deux, alors qu’ils étaient menés deux matchs à zéro.

Mais Dikembe Mutombo se barre librement aux Atlanta Hawks en 1996 et c’est une petite traversée du désert dans le Colorado malgré de belles prestations d’Antonio McDyess. Jusqu’à l’arrivée d’un nouveau taulier grâce à la Draft NBA. En 2003, les Nuggets mettent la main sur Carmelo Anthony qui va faire comme ses glorieux aînés de la franchise : enfiler les paniers comme des perles. Mais comme à l’époque de Dan Issel ou Alex English, cela ne se traduit pas en trophée, malgré les coups de main de Kenyon Martin, Marcus Camby, Chauncey Billups ou encore Allen Iverson. L’apogée de cette ère Carmelo Anthony est une finale de Conférence en 2009. Bien, mais pas top.

Nikola Jokic relance les Denver Nuggets

Les Nuggets ayant retenu la leçon avec Dikembe Mutombo, ils échangent Carmelo Anthony (mais aussi Chauncey Billups) avant la fin de son contrat en récupérant les seuls joueurs potables des Knicks en contrepartie (Wilson Chandler, Raymond Felton, Danilo Gallinari et Timofey Mozgov) en février 2011. De quoi éviter de sombrer dans la médiocrité, mais pas assez non plus pour filer à George Karl un effectif taillé pour le titre. Malgré un trophée d’entraîneur de l’année en 2013, il est remercié. Le mode reconstruction est enclenché. Après quelques tâtonnements, c’est à Mike Malone que revient cette tâche délicate avec comme pierre angulaire du projet une nouvelle pépite (pépite, nuggets, vous l’avez ?) issue de la Draft.

Mais si Carmelo Anthony ou Dikembe Mutombo avaient potentiellement des étiquettes de stars en étant choisis haut lors du premier tour, c’est Nikola Jokic, sélectionné en quarante-et-unième position, au second tour en 2014, qui va surprendre son monde. Une saison après avoir été drafté, Nikola Jokic rejoint finalement les Nuggets. Le Serbe monte en puissance au cours de ses premières saisons en NBA jusqu’à devenir le meilleur joueur de la Ligue – c’est en tout cas ce que disent ses trois trophées de MVP de la saison régulière (2021, 2022 et 2024) – et à faire des Denver Nuggets un prétendant au titre.

Le titre pour les Nuggets, une place dans l’histoire pour Jokic

Un graal atteint en 2023 en remportant les Finales NBA 4-1 face au Miami Heat de Jimmy Butler. Mais les Denver Nuggets ne trouvent pas de second souffle pour relancer la machine et retourner jusqu’à la dernière marche des Playoffs NBA, avec deux défaites en demi-finale de Conférence en 2024 et 2025. Malgré le niveau stratosphérique de Nikola Jokic, les pépins physiques de ses coéquipiers – Jamal Murray ou Michael Porter Jr. en tête – sont des handicaps trop lourds pour faire tomber les meilleures équipes de la Conférence Ouest en Playoffs. Mike Malone est remercié en cours de saison 2024-25.

Les manœuvres se poursuivent lors de l’été 2025 avec le départ de Michael Porter Jr. aux Brooklyn Nets, échangé contre Cam Thomas. La fenêtre est encore ouverte pour le titre et un noyau composé de Nikola Jokic, Jamal Murray, Aaron Gordon, Cam Thomas. Les compléments Bruce Brown (élément important du titre de 2023 parti sous d’autres cieux, de retour en 2025), Jonas Valanciunas (arrivé en 2025) et Christian Braun (grosse progression en 2024-25) peuvent aider ce noyau à faire vibrer la Ball Arena et faire bonne figure dans la Division Northwest relevée – face aux Minnesota Timberwolves, au Thunder d’Oklahoma City, aux Portland Trail Blazers ou encore au Jazz d’Utah. Mais pour aller chercher le titre ?

Dernière mise à jour le 11/08/2025