Les Rockets déjà acculés face aux Lakers : allô Houston, on a un sacré problème…

Le 22 avr. 2026 à 09:05 par Nicolas Vrignaud

Alperen Sengun Rockets
Source image : YouTube

Après deux défaites d’entrée dans la série qui les oppose aux Lakers – pourtant privés de Luka Doncic et Austin Reaves – les Rockets apparaissent acculés, tant dans le jeu que dans la tactique. Le réveil lors du Game 3 à Houston n’est plus seulement souhaitable mais absolument obligatoire. 

48 minutes peuvent être un échantillon un peu court pour tirer de vrais enseignements sur une série de Playoffs. Au bout de deux matchs, on peut néanmoins commencer à parler d’observations tangibles. Concernant les Rockets, attention : mouillez vous la nuque, c’est moche mais on va tirer sur l’ambulance.

Deux matchs disputés pour un échec clair de la part des joueurs. Une communication collective qui semble aux abois, un enchaînement d’actions sans réelle alchimie globale et surtout, un joueur majeur qui oscille entre la transparence et l’invisibilité.

« On doit se retrouver. On parle ensemble, mais ce genre de chose arrive. On doit se retrouver… Si on perd, on perd ensemble, et si on gagne, c’est pareil. L’état d’esprit doit être différent au Game 3. » – Sengun en conférence de presse d’après Game 2

Alperen Sengun n’est certes pas le seul joueur de Houston à ne pas être au niveau de l’enjeu, il est néanmoins le seul joueur de son statut dans l’équipe à répondre absent depuis deux rencontres. Il ne faut en effet pas se laisser abuser par sa performance lors du Game 2 (20 points, 11 rebonds, 5 passes à 9/20 au tir) qui ne laisse pas deviner ses paniers faciles manqués quand les Rockets avaient les moyens de revenir à hauteur. Une prestation qui ne montre pas son pauvre investissement défensif, impossible de lire avec justesse un écran et de réaliser le bon mouvement pour bloquer le roll qui en découle.

Malgré tout, il n’est peut-être pas responsable de tous les maux. Et surtout pas de celui qui pourrait offrir un avantage de 2 à 0 pour les Rockets : la transition. Cette équipe possède plusieurs jeunes joueurs qui peuvent cavaler fort (Tari Eason, Jabari Smith, Reed Sheppard et surtout Amen Thompson). Merci de mettre du rythme bordel. Pas normal de se plier au train de sénateur des Lakers (voulu par Redick), qui eux se payent parfois le luxe de jouer en contre-attaque et de marquer. Le monde à l’envers quand on regarde les effectifs.

L’adresse à 3-points est aussi un problème majeur. Pour une équipe qui a planté a 36,5% de loin en régulière (pas dingo, mais loin d’être atroce aussi), signer un 7/24 cette nuit derrière l’arc est un sacré souci. Surtout quand on constate le volume de shoots ouverts pris par l’équipe. Le reflet d’un manque de confiance évident, le même qui semble empêcher les joueurs d’aller prendre leurs duels sur les quelques situations de transitions bien exploitées. Quand rien ne va, rien ne va hein faut pas chercher.

Les Rockets au tir sur les deux premiers matchs face aux Lakers :

🔸 71/182 au total (39%)
🔸 18/62 à 3-points (29%)

Analyse de l’année : c’est dur de gagner un match de basket-ball quand on ne sait pas mettre le gros ballon orange dans le panier. pic.twitter.com/FGLQGou071

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) April 22, 2026

Ime Udoka, la catastrophe totale

JJ Redick est un bon coach. Inexpérimenté au plus haut niveau de basket NBA sur le banc, mais un coach avec des idées. Et un coach qui les applique. Dans cette série, cela fait une claire différence sur son adversaire, qui lui ne s’adapte à rien, ne donne rien à ses joueurs pour tenter de les emmener dans des duels faciles et des situations de jeu favorables.

Ime Udoka est le principal coupable de la déroute terrible des Rockets. Il mène un groupe jeune face à un effectif qui ne l’est pas tellement, et qui est surtout limité à huit joueurs dans sa rotation. Pourtant, aucune envie d’indiquer à ses joueurs de pousser la balle.

JJ Redick est actuellement l’homme le plus heureux du monde : LeBron James, 41 ans, peut prendre le temps de monter le ballon, peut prendre le temps de se replier en défense sans se cramer. Il en va de même pour tout le groupe, qui n’a besoin de fournir les efforts que sur demi-terrain. Un cadeau énorme, inestimable qui donne les ressources aux Lakers pour gagner les deux premiers matchs de la série.

Et si encore, le jeu des Rockets faisait parler son efficacité sur demi-terrain… mais non, pas du tout. Le manque d’un vrai organisateur de jeu est flagrant, et Sengun est tellement à la ramasse qu’il ne faut même pas songer à l’utiliser dans ce registre. On assiste donc à un étrange enchaînement d’isolations toutes plus mal senties les unes que les autres, menant à des échecs récurrents et ce malgré l’écrasante domination de Houston au rebond offensif (17-9 au Game 2, 21-3 au Game 1 soit 38-12 au total !). Il est tout simplement IMPOSSIBLE de perdre un match en se dotant d’autant de secondes chances.

Autre exemple de l’inaction du coach : Kevin Durant. Pris à deux après un début de match tonitruant, le Slim Reaper n’a par la suite pas vraiment existé. Solution apportée par Udoka ? Aucune, vous vous en doutez désormais, c’est vraiment bête car KD termine avec 9 balles perdues. D’autant plus frustrant quand les matchs se terminent à moins de dix points d’écart…

Alors oui, monsieur sait analyser avec justesse les points négatifs du jeu de son équipe en conférence de presse. Il l’a fait avec brio au Game 1, comme cette nuit après le Game 2. Et pourtant, le jeu reste le même, stérile. Il est l’heure de se réveiller, vraiment.

J’écoute la conf’ de presse d’Ime Udoka.

Dans l’analyse de ce qui n’a pas été, il est 100% juste.

Mais c’était la même chose post Game 1, et rien n’a particulièrement changé cette nuit.

Senti une pointe de fatalisme sur l’absence flagrante d’organisateur de jeu en revanche.

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) April 22, 2026

Pour autant, les motifs d’espoirs sont encore multiples. D’abord parce que la série part à Houston, dans une salle familière, devant un public qui sera assurément aussi exigeant qu’encourageant. Kevin Durant l’a également rappelé en conférence de presse, plutôt à juste titre, reste à voir ça dans la nuit de vendredi à samedi !

« Ils ont montré la meilleure version d’eux-mêmes sur les deux premiers matchs pendant qu’on a mal joué. »

 

 

 


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