Victor Wembanyama bientôt prêt à rejouer ? Le point complet sur la situation
Le 25 avr. 2026 à 16:31 par Jules Bousquet

À un peu plus de 24 heures du Game 4 contre les Blazers, la situation de Victor Wembanyama (victime d’une commotion cérébrale lors du Game 2) reste incertaine, même si la tendance est plutôt encourageante. Alors, où en est-il vraiment… et peut-il jouer demain ? Voici un point complet.
Où en est-il concrètement ?
Touché lors du Game 2 mardi soir après une lourde chute, Victor Wembanyama n’a toujours pas officiellement validé le protocole commotion de la NBA, malgré une progression claire ces derniers jours. Le Français a repris les tirs et les échauffements, participé aux séances sans contact et affiché des signes physiques positifs. Il a même été aperçu à l’échauffement du Game 3 avant d’être finalement déclaré « out » quelques heures avant le tip-off.
Selon Jared Weiss (The Athletic), Victor a tout fait pour tenter de jouer ce Game 3, mais il lui manquait encore certaines étapes pour être totalement prêt. La principale ? La validation médicale finale, délivrée conjointement par la NBA et le staff des Spurs, notamment via des tests physiques, neurologiques et cognitifs.
Victor Wembanyama aurait insisté pour jouer cette nuit à Portland, mais il est toujours dans le protocole commotion.
Avant d’espérer en sortir, il doit passer plusieurs tests et suivre un protocole très précis, qui inclut du travail physique sans contact.
Ensuite, il doit être… pic.twitter.com/tdyV0hhF3C
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) April 25, 2026
Comment fonctionne le protocole commotion en NBA ?
Le protocole de la NBA est conçu pour protéger la santé neurologique des joueurs et éviter tout retour prématuré. Il repose sur plusieurs étapes strictes :
- Évaluation immédiate
Dès qu’une commotion est suspectée, le joueur est immédiatement retiré du terrain pour être examiné. Le neuroscientifique Chris Nowinski, interviewé par Yahoo Sports, a d’ailleurs souligné un point positif : Victor s’est relevé et est directement rentré aux vestiaires. Là où certains joueurs tentent parfois de revenir malgré les risques, lui a eu le bon réflexe de se faire examiner immédiatement, ce qui favorise une meilleure prise en charge.
- Suivi du joueur
Le joueur est ensuite surveillé pour détecter d’éventuels symptômes (vomissements, vertiges, troubles de l’équilibre…). Dans le cas de Wembanyama, aucun symptôme aggravant n’a été signalé, ce qui constitue un élément rassurant dans sa progression.
- Interdiction de jouer
En cas de commotion confirmée, le joueur est automatiquement écarté au minimum 48 heures (jour de la blessure inclus). Il ne peut en aucun cas rejouer sans avoir validé l’intégralité du protocole.
- Repos et reprise progressive*
Après cette phase de repos, la reprise se fait de manière graduelle :
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- activité légère (vélo)
- jogging
- exercices d’agilité
- entraînement collectif sans contact
À chaque étape, l’objectif est de vérifier que l’effort ne provoque aucun symptôme. En cas de problème, retour en arrière. En parallèle, le joueur doit limiter les efforts cognitifs (écrans, jeux vidéo), éviter les environnements trop stimulants et optimiser récupération, sommeil et hydratation.
*Wemby se situe actuellement à ce stade et valide l’ensemble des étapes.
- Validation finale
Pour rejouer, le joueur doit être totalement asymptomatique au repos, réussir différentes batteries de tests et obtenir un feu vert complet d’un médecin spécialisé. Le directeur du programme commotion de la NBA doit ensuite échanger avec le médecin de l’équipe et la décision finale, étant prise par ce dernier, est strictement médicale (et non sportive).
Wemby spent pregame sprinting laps and then guarding and shooting. He looked pretty close to his normal self, but wasn’t doing the high contact warm up stuff he usually does pic.twitter.com/X9OtTQoO69
— Jared Weiss (@JaredWeissNBA) April 25, 2026
Un retour dès le Game 4 ?
Voilà ce qu’il reste donc à compléter pour Victor : la validation finale. La prudence reste de mise car, comme le rappelle Chris Nowinski, il existe un risque rare mais grave : le « second impact syndrome », un gonflement rapide du cerveau en cas de second choc.
Nowinski prévient également : « Un joueur peut revenir trop tôt et subir une seconde blessure, que ce soit au cerveau ou ailleurs, notamment à cause d’un équilibre ou de réflexes altérés ». Et pour un joueur comme Victor, très grand (donc plus fragile), mobile, physique et allant souvent au sol… ces risques sont réels. Selon une étude, les joueurs NBA ayant subi une commotion auraient même près de cinq fois plus de risques de se blesser à leur retour.
« Imaginer qu’une superstar rejoue immédiatement après une commotion est très court-termiste »
Dans ce contexte, les Spurs mènent 2-1 et ont montré qu’ils pouvaient rester compétitifs sans lui, ce qui enlève toute pression de précipiter son retour. Son statut pour le Game 4 devrait donc être incertain (game-time decision), et ses chances de jouer, bien que réelles, ne sont pas garanties (on est sur du 50/50).
La décision finale sera donc prise le jour du match. Une chose est sûre : au moindre doute, les Spurs ne prendront aucun risque avec l’Alien.
Source texte : The Athletic et Yahoo Sports
