Nikola Jokic et les Nuggets au tapis : un point noir dans la legacy du Joker

Le 01 mai 2026 à 10:55 par Jules Bousquet

Nikola Jokic 22 avril 2025
Source image : YouTube

L’élimination des Nuggets dès le premier tour face à Minnesota laisse forcément une trace dans les têtes et dans les cœurs des fans de la franchise… mais pas que ! Pour Nikola Jokic, elle ouvre un vrai débat : quel impact sur sa legacy ? 

Soyons clairs, perdre face aux Wolves à moitié décimés, de cette manière… c’est un gros point noir dans la carrière de Nikola Jokic ! Une défaite collective difficile à défendre, surtout face à une équipe diminuée, et une performance individuelle loin des standards habituels du Serbe. Gêné, souvent dominé dans la raquette par Rudy Gobert, Jokic n’a jamais vraiment imposé son rythme. Pour un joueur souvent présenté comme le meilleur du monde… ça la fout mal ! 

Je veux RIEN savoir sur Jokic.

Pas de 2 poids 2 mesures, si LeBron Prime vivait un truc pareil il se ferait massacrer.

Favori du dernier Euro ? Sorti par la Finlande. Favori de cette série ? Sorti au 1er tour.

Personne ne nie que c’est un joueur génial offensivement, mais il… pic.twitter.com/ouuS7RtKG1

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) May 1, 2026

Cette impression est renforcée par le contenu même de la série. Cette confrontation pourrait bien être la moins aboutie de sa carrière en Playoffs. Jokic finit la série à 25 points, 9,5 passes et 14 rebonds de moyenne, certes, mais ces statistiques (gonflées en fin de série) ne reflètent pas son impact habituel et ne suffisent pas à masquer un début très compliqué, qui a rapidement placé Denver en difficulté après avoir remporté le Game 1, avant de perdre les trois matchs suivants. 

Sur les quatre premiers matchs, il ne convertit que 39 % de ses tirs… un chiffre très bas pour un futur Hall of Famer qui tourne à 56 % en carrière, avec même une saison à 63 %, et qui n’était jamais descendu sous les 47 % sur une série de Playoffs avant ça. 

Interrogé sur sa part de responsabilité, le Serbe ne se cache pas pour autant : 

« Beaucoup », a répondu Jokic lorsqu’on lui a demandé quelle part de responsabilité il assumait : « Je devais mieux jouer. Je dois mieux jouer. Je pense que j’ai commencé à trouver mon rythme à partir du troisième match, mais je devais être bien meilleur. » 

C’est là que le débat devient intéressant : peut-on être considéré comme le meilleur joueur du monde et sortir aussi tôt, de cette manière ? La question se pose. Dans une ligue où la « legacy » se construit autant sur les sommets que sur les échecs, ce genre de série compte forcément. 

Alors oui, il faut remettre du contexte. Le basket reste un sport collectif, Denver a globalement déçu, et Jokic n’est pas le seul responsable. Mais il est au centre du projet, et son statut implique plus d’exigence, forcément. Il a été trop loin de son meilleur niveau pour éviter les critiques… et c’est normal. 

D’autant que depuis le titre de 2023, le bilan interroge : aucune finale de conférence atteinte. Pour un joueur en plein prime, ça commence à compter… surtout avec la concurrence actuelle pour le statut de meilleur joueur. Rien d’alarmant pour l’instant, mais ça rappelle une chose : une legacy ne se construit pas sur un seul titre, autant marquant soit-il, il faut durer et enchaîner les grosses campagnes. 

Et c’est là que ça pêche à Denver… d’autant plus que les stats ne vont pas dans le sens de ces Nuggets. On parle d’un groupe, en Playoffs, qui n’a jamais réussi à battre une équipe au-dessus des 50 wins… et ça, ça pique quand on fait une rétrospective de Jokic et des siens dans les moments où ça compte vraiment !

J’ai été creuser car la stat me semblait folle et Twitter parfois… bref :

2019 – Denver bat les Spurs (48 wins)

2020 – Denver bat le Jazz (44 wins) et les Clippers (49 wins) mais saison réduite donc leur bilan serait meilleur

2021 – Denver bat Portland (42 wins)

2023 -… https://t.co/ZeAeWGh56g

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) April 27, 2026

Tout ça pour dire qu’à force de choke en Playoffs et de ne jamais aller au bout, que ce soit à cause de pépins physiques ou de séries ratées comme celle-ci… on va finir par revoir à la baisse la greatness collective de ce groupe ! 

Bien sûr, personne n’oubliera jamais les folies proposées par les Nuggets dans la bulle en 2020 ou le titre en 2023… mais si Jokic et sa bande ne nous donnent que ça de croustillant à la fin de leur ère, ça risque de faire très léger. Bref, préparez-vous pour un été de folie dans le Colorado et en espérant pour les fans, et pour la NBA en général, que le Joker nous réserve encore de belles dingueries !


Dans cet article


Voir toutes les News