Karl-Anthony Towns, l’arme… défensive face à Victor Wembanyama
Le 04 juin 2026 à 12:02 par Nicolas Meichel

Victor Wembanyama est passé au travers de son Game 1 sur le plan offensif, et Karl-Anthony Towns est la première raison de la faillite du Français. L’intérieur des Knicks – autrefois moqué pour sa défense – a confirmé ses progrès sur la plus grande scène, face à un géant.
Avant le début des Finales NBA, on se demandait qui allait se coltiner Victor Wembanyama en défense. On pensait d’abord à OG Anunoby, pour sa polyvalence et sa mobilité. On avait en tête aussi Mitchell Robinson, pour sa taille et son impact athlétique. Quant à Karl-Anthony Towns, on savait qu’il allait avoir quelques possessions défensives sur Wemby juste parce que les deux partagent le même poste, mais on ne pensait pas qu’il allait être missionné par son coach Mike Brown.
On s’est trompés.
Dans le Game 1 des Finales, à San Antonio cette nuit, c’est bien Towns qui était le premier défenseur sur Victor. Voilà le résultat :
yes sir https://t.co/fZFIs4I01Q pic.twitter.com/6YSLujX3c2
— Oh No He Didn’t (@ohnohedidnt24) June 4, 2026
Sacré taf de KAT !
Les chiffres ne mentent pas : Wembanyama n’a pas passé une bonne soirée face au Chat new-yorkais. Le mélange taille – mobilité de Towns a particulièrement rendu la vie dure à l’Alien, et surtout l’intérieur des Knicks s’est montré discipliné. En dehors d’un passage dans le troisième quart-temps où il a été sanctionné à plusieurs reprises par les arbitres, KAT a su éviter les fautes bêtes qui auraient pu rapidement le mettre en foul trouble (34 minutes jouées, 4 fautes au total). C’était l’une des craintes côté Knicks concernant cette match-up. Au final, ça aurait pu difficilement mieux se passer.
Towns a aussi fait un bon boulot pour rester attaché à Victor quand les Spurs voulaient lui ouvrir des espaces dans le périmètre en sortie d’écran. Sur les shoots extérieurs comme sur les tentatives de pénétration, KAT était là. Présent. Solide. Et en mettant un joueur de 2m13 sur Wemby (au lieu d’Anunoby par exemple), les Knicks ont évité un scénario catastrophe où l’Alien se régale près du cercle grâce à son avantage de taille, comme on avait pu le voir dans la série précédente face au Thunder.
Alors certes, on est en droit d’attendre beaucoup mieux de Wemby dans l’impact et les choix offensifs, et des Spurs au global dans leur capacité à rapprocher Victor du cercle tout en retrouvant une meilleure connexion avec les arrières (pick-and-rolls…). Mais le travail défensif de Karl-Anthony Towns, sans oublier l’apport de Mitchell Robinson en sortie de banc, explique au moins autant les difficultés rencontrées par Victor.
« (Pour défendre Wembanyama), faut essayer de lui rendre la tâche difficile. C’est un joueur incroyable, unique dans l’histoire de la Ligue. Vous essayez simplement de rendre les choses aussi difficiles que possibles (pour lui). » – Karl-Anthony Towns
Cerise sur le gâteau : Karl-Anthony Towns a su solliciter Wembanyama en défense, se montrant agressif face à lui notamment quand Victor était à la ligne des 3-points pour contester un potentiel tir. KAT n’a pas eu peur d’utiliser sa menace extérieure pour driver et finir au cercle, même contre un Alien de 2m24. Cela a aidé à user Wemby. Au final ? Towns a terminé avec 18 points, 12 rebonds (dont 4 offensifs) et 4 passes.
Les notes de Spurs – Knicks (Game 1) : KAT a sorti les griffes
Vous l’avez compris, l’impact de KAT des deux côtés du terrain a été l’une des premières raisons de la victoire de New York au Game 1. Towns avait déjà fait un bon boulot sur Victor en saison régulière, il confirme aujourd’hui ses progrès défensifs pour le plus grand bonheur des Knicks.
Le joli message de Karl-Anthony Towns, qui a rendu hommage à sa maman (décédée en 2020) après sa belle performance au Game 1 :
« En Finales, on dit qu’il y a beaucoup de pression et tout ça. Mais j’ai ressenti un calme et une paix qui ne pouvaient venir que d’elle. J’étais comme… pic.twitter.com/QWMFAE2dbj
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 4, 2026
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