« Je suis fait pour ça » : Victor Wembanyama pas effrayé par la pression avant le Game 3
Le 08 juin 2026 à 10:07 par Jules Bousquet

New York n’avait plus accueilli un match de Finales NBA depuis un quart de siècle. Les célébrités se bousculent au premier rang, les médias du monde entier débarquent dans la Big Apple et chaque possession du Game 3 sera disséqué à la loupe. Bref, l’ambiance s’annonce exceptionnelle, celle des très grands rendez-vous. Mais pour Victor Wembanyama, tout ce vacarme ressemble surtout à un bruit de fond.
Avant le Game 3 et l’arrivée des Finales NBA à New York, Victor Wembanyama s’est exprimé sur la montagne qu’il reste à gravir pour les Spurs s’il espèrent une remontada ! À l’approche de ce match qui pourrait faire basculer la série, son état d’esprit reste le même. Et lorsqu’on lui demande comment gère-t-il la pression, pour lui, la clé est ailleurs :
« Je pense que la clé, bien souvent, c’est l’acceptation. Prendre du recul et réaliser tout le chemin parcouru jusqu’ici, ainsi que tout ce qui nous attend. Être en paix avec ce que je suis, avec la personne que je suis et avec ce que je fais »
Pas de discours guerrier, pas de promesse de domination, pas de déclaration à la Kevin Garnett version caféine triple dose. Simplement l’idée d’accepter la situation, l’enjeu et même la fameuse pression qui l’accompagne. Puis vient la phrase qui a immédiatement retenu l’attention :
« Au final, c’est tout ce que j’ai toujours souhaité. Il n’y a aucune raison de trop réfléchir. Je suis fait pour ça »
Victor Wembanyama n’est pas désabusé après les deux premières défaites des Spurs :
« C’est tout ce que j’ai toujours souhaité. Il n’y a aucune raison de trop y réfléchir. Je suis fait pour ça. »
😤😤😤 pic.twitter.com/BTxWuJ7gqF
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 7, 2026
La pression vous disiez ? Quelle pression ? Le genre de phrase qui peut passer totalement inaperçue si les Spurs se ratent. Ou devenir instantanément mythique si San Antonio finit par accomplir quelque chose de grand.
Interrogé également sur l’attention médiatique gigantesque entourant le match de ce soir, le Français a répondu avec un calme déroutant :
« Ça ne me perturbe pas vraiment. Ça pourrait. Mais je me suis habitué à m’isoler et je pense que j’y arrive bien, donc ça ne me pose pas de problème. C’est un peu comme les JO, d’un point de vue médiatique. »
Victor Wembanyama sur l’attention médiatique maximale entourant le retour des Finales à New York, et la folie globale autour du Game 3 :
« Ça ne me perturbe pas vraiment. Ça pourrait. Mais je me suis habitué à m’isoler et je pense que j’y arrive bien, donc ça ne me pose pas de… pic.twitter.com/grmKFIt2TN
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 8, 2026
Cette capacité à se couper du bruit extérieur n’est pas nouvelle. Depuis son arrivée en NBA, le phénomène français vit sous un microscope permanent. Chaque performance, chaque déclaration et même chaque échauffement deviennent des sujets de discussion.
L’histoire du sport adore ce genre de déclarations. Des phrases simples, presque anodines sur le moment, qui prennent une autre dimension quand elles sont associées à une victoire, un titre ou une dynastie. Kobe Bryant avait son légendaire « Job’s not finished »… et, on est encore loin d’écrire l’histoire définitive de Victor Wembanyama mais si les Spurs réussissent leur pari et que le Français mène un jour San Antonio au sommet, il n’est pas impossible que l’on ressorte le « je suis fait pour ça » dans vingt ans.
