Knicks : un coup de mou offensif au pire moment

Le 09 juin 2026 à 11:40 par Timéo Gomes

Jalen Brunson Karl-Anthony Towns
Source image : League Pass

Si d’habitude l’attaque est leur gros point fort, les Knicks ont peiné à convaincre de ce côté du terrain sur le Game 3. Pourtant les points sont là, mais la manière beaucoup moins. Un jeu statique et un Jalen Brunson qui lui aussi a eu ses lacunes. On vous décortique tout ça.

Le récap du match !

Attaque de feu et agréable à regarder depuis le début de ces Playoffs 2026, c’était pas la même soupe ce soir pour les Knicks. 111 points inscrits certes et à des pourcentages pas dégueu, mais au-delà du fond, c’est plutôt dans la forme qu’il y a des choses à redire.

New York s’est entêté, surtout à partir de la deuxième mi-temps, dans des offenses statiques, sans grands mouvements de balle et avec souvent au maximum un écran. On a par exemple beaucoup moins vu Karl-Anthony Towns en playmaker sur demi-terrain, ce qui est dommageable au vu de la qualité de ses prises de décisions depuis le début de ce run de Playoffs.

Et ce constat sur le manque de mouvement offensif, Mike Brown le partage :

« On a décidé de juste regarder un gars dribbler. Et quand ensuite on passait la balle, celui qui la recevait ne prenait pas de décisions rapides. »

« We just wanted to stand and watch one guy dribble a ton. And then when the ball got passed, there were no quick decisions by the guy receiving the basketball. »

Mike Brown talks about the Knicks’ stagnancy on offense: pic.twitter.com/sckpnKoobG

— SNY Knicks (@sny_knicks) June 9, 2026

Le « gars qui dribble », ça a souvent été Jalen Brunson. À première vue, le Capitaine a plutôt sorti un bon match. 32 points, 5 rebonds, 5 passes c’est du très solide, mais encore une fois c’est dans le contenu qu’il y a eu quelques soucis.

Déjà, JB a dû gérer un problème de faute. 4 fautes quand on est encore dans le troisième quart, c’est pas idéal, mais ça a au moins le mérite d’être à l’image de son équipe qui, au global, a concédé énormément de coups de sifflet.

Également les pertes de balles. 5 ballons perdus sur les 13 au total de son équipe. Toujours compliqué de juger là-dessus un joueur qui porte autant le ballon mais là, il y a quand même eu de belles erreurs, notamment dans le troisième quart avec une belle passe en touche sur un instant de transition.

Jalen Brunson a mis 82 points en 3 matchs (27 de moyenne).

C’est énorme dit ainsi, mais les Spurs font exactement ce qu’il faut :

81 tirs tentés pour mettre 82 points.
30/81 au tir soit 37% de réussite.
Et plus de 4 ballons perdus par match.

Le plan fonctionne. pic.twitter.com/pZZ7AmAV8o

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 9, 2026

C’est paradoxal parce que pourtant, dans une attaque aussi statique, Jalen Brunson est peut-être le seul à pouvoir créer quelque chose à partir de rien. Et il l’a fait par séquences, ses deux énormes tirs en fin de dernier quart le prouvent, mais malheureusement, en plus de ce qui a été évoqué précédemment, tout ça est contrebalancé par une adresse pas optimale sur ce match (11 sur 25), et même sur la série en général (30 sur 81).

Donc oui, 111 points inscrits, mais résultant plutôt d’exploits individuels ou de paniers situationnels (rebonds offensifs notamment) que d’un réel plan de jeu établi. Ces Knicks peuvent largement faire mieux et feront certainement mieux dès le Game 4, à Mike Brown de trouver les bons ajustements !


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