Les Spurs doivent sécher leurs larmes : quelle saison exceptionnelle, au-delà des attentes

Le 15 juin 2026 à 10:09 par Giovanni Marriette

Victor Wembanyama
Source image : YouTube

24h après leur défaite face aux Knicks, leur quatrième de la série, synonyme de titre de champions NBA pour New York, l’heure est au constat, à l’état des lieux pour les Spurs. Et on pourra bien dire ce qu’on veut sur ces Finales, parler des dizaines de cadeaux offerts par les Texans à leur adversaire, cette saison à San Antonio fut tout simplement exceptionnelle et laisse augurer de très, très belles choses.

La saison passée, les Spurs n’étaient même pas en Playoffs.

La phrase ci-dessus a un poids, et ce poids doit rappeler à quel point la déception de Finales perdues doit être relative. Relative à l’éclaircie sur le chemin qui fait face aux Spurs, relative aux ambitions à court-terme qui étaient celles de la franchise il y a un an. Car très franchement, qu’attendions-nous de ces très jeunes Spurs, de cette année 3 de Victor Wembanyama ? Trois mots sortent du lot : retrouver, les, Playoffs.

Retrouver les Playoffs, prendre la température, intégrer un nouveau très haut choix de Draft, un coach récemment promu également, et asseoir la domination totale de Victor Wembanyama, voilà à peu près à quoi ressemblait le programme des Spurs en octobre dernier.

Victor Wembanyama, une fin amère, mais une saison dont on se souviendra

La saison régulière des Spurs ? Un River Walk presque trop tranquille. Une première partie de saison lors de laquelle l’équipe se rôde (32-16 fin janvier), plutôt dans les hauteurs d’une Conférence Ouest pourtant réputée peu docile. Puis la vitesse de croisière adoptée dès le début du mois de février, et une fin de régulière en boulet de canon (30-4). C’est bien simple, entre le 30 janvier et les Playoffs, seules deux équipes ont battu les Spurs : les Nuggets (trois fois) et les… Knicks. Le reste de la Ligue n’est que de la chair à saucisse pour un groupe qui éclate tout ce qui bouge. Au final 62 victoires, deuxième plus gros bilan maison depuis 20 ans et une deuxième place à l’Ouest qui ne doit rien à personne.

Le trio De’Aaron Fox – Devin Vassell – Stephon Castle est parfait à la création et au scoring sur les postes arrières, le dernier des trois évolue d’ailleurs à un niveau de quasi All-Star. Dylan Harper confirme qu’il est lui aussi LE futur de la franchise, Keldon Johnson sort tellement bien du banc qu’il est élu meilleur sixième homme de la Ligue, Wemby en est évidemment le meilleur défenseur et Mitch Johnson n’est pas loin d’aller chercher le trophée de Coach de l’année. Bref tout roule pour ces jeunes Spurs, prêts à en découdre en Playoffs et dont on dit alors qu’ils pourraient bien y rester un peu plus longtemps que prévu…

Lors des Playoffs les Spurs restent une jeune équipe mais jouent presque comme des vétérans. Rien ne leur échappe ou presque, les couleurs Fiesta réchauffent le Frost Bank Center, les Blazers font office d’échauffement au premier tour et les Wolves ne font pas le poids en demi-finale de Conférence, avec un Rudy Gobert solide face à Victor Wembanyama mais un Anthony Edwards trop amoindri pour lutter, face à une équipe contre qui il fut désormais jouer le meilleur basket de sa vie pour l’emporter.

En Finales de Conférence le choc tant attendu face au Thunder est bien là, espèce de Finale NBA avant l’heure, mais ça c’est ce qu’on dirait si on ne respectait pas les Knicks. Bref, la série est exceptionnelle, le Game 1 de Wemby est un match de légende, et c’est au bout d’un Game 7 irrespirable à l’extérieur que les Spurs se qualifient pour leurs premières finales depuis 2014, à bout de force mais portée par une hype qui ne cesse de grandir. Sept mois après le début de la régulière San Antonio rejoint la finale, à la fois inespéré mais finalement presque… logique, quoiqu’un peu en accéléré, comme un vocal passé en 1,5, comme si ces gamins n’avaient finalement aucune envie de prendre leur temps.

La finale ? On ne reviendra pas dessus pendant mille ans, on l’a déjà beaucoup fait, mais les regrets existent forcément. Cinq matchs dont quatre perdus, et de ces quatre matchs perdus auraient très bien pu/du découler… quatre victoires. Parce que les Spurs ont toujours fait la course en tête, parce que les Spurs ont toujours eu un coup d’avance, parce qu’ils n’ont pourtant jamais su garder cet avantage si précieux. Inexpérience, incapacité à stopper la furia d’une équipe new-yorkaise sur une autre planète il faut bien le reconnaitre, mais au final les avantages parfois énormes de SA dans cette série se sont toujours réduits à peau de chagrin…

Les Spurs ont mené dans chaque quatrième quart temps de cette série.

Les Spurs ont même mené :

– de 14 points au Game 1
– de 12 points au Game 2
– de 12 points au Game 3
– de 29 points au Game 4
– de 16 points au Game 5 pic.twitter.com/6iWj0bGiaQ

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 14, 2026

La stat finale fait tellement mal.

Les Spurs auront mené au score 69% de la série… qu’ils ont perdu 4-1.

C’est terrible. pic.twitter.com/ch5tqKWFJj

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 14, 2026


Rageant, terrible, utilisez le terme que vous aurez décidé mais cette finale a de quoi peser sur le moral des jeunes troupes des Spurs, dont certains se disent qu’une porte s’est fermée pour eux et qu’en NBA tout va très vite, ça c’est pour le côté négatif. Pour le côté positif ? Imaginez une équipe finaliste NBA, dont les trois meilleurs joueurs n’ont respectivement que 20, 21 et 22 ans… Monstrueuse vision de l’avenir à San Antonio, avec un duo Wemby/Castle (l’Area 51) qui n’en est qu’à ses balbutiements, et avec un Dylan Harper qui a prouvé durant ces Finales qu’il était clairement taillé pour devenir le troisième homme de l’escadron.

Été intrigant à venir chez les Spurs, après leur défaite en Finales NBA.

🔸 Quel avenir pour De’Aaron Fox à San Antonio ?
🔸 Tu recrutes quoi à la Free Agency (poste 4 ?)
🔸 Champagnie, Keldon et Vassell éligibles à une extension
🔸 Harrison Barnes agent libre
🔸 4 picks à la… pic.twitter.com/4ADswENCGy

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 15, 2026

Il y aura du boulot cet été et dans les mois qui viennent, pour continuer de construire un groupe qui peut s’inscrire dans la durée et aller chercher la bague rapidement. Quid de De’Aaron Fox ? Comment mieux entourer Victor Wembanyama à l’intérieur, quelles pièces rajouter à cet édifice auquel il n’a manqué que d’un peu de solidité pour gratter dès cette saison une bague ? Le sommet n’est – déjà – plus très loin, alors au boulot et vite, séchez vos larmes, y’a du très lourd à aller chercher et très vite.

La défaite est cruelle…

… mais quelle saison des Spurs.

Quelle PUTAIN de saison des Spurs.

Ils ont tabassé tous les pronostics, d’octobre à fin mai ils ont défié l’histoire.

Ce groupe a un avenir incroyable, la leçon est terrible en finale mais MERCI pour cette saison 👏❤️ pic.twitter.com/d3AIoU32L0

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) June 14, 2026


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