Jaylen Brown et Jayson Tatum, la fin d’un duo marquant chez les Celtics
Le 02 juil. 2026 à 11:17 par Nicolas Vrignaud

Arrivés respectivement en 2016 et 2017 à Boston, Jaylen Brown et Jayson Tatum ont progressivement gravi les échelons ensemble jusqu’au titre NBA. Après avoir gagné une bague, la stratégie d’équipe a été fatale à un duo qui a tout accompli ensemble chez les Celtics.
Lorsqu’ils arrivent à Boston, à un an d’intervalle, Jaylen Brown et Jayson Tatum ne sont pas encore les pièces maîtresses du projet des Celtics. De jeunes joueurs au potentiel énorme, certes, mais pas des superstars. Dans tous les cas, la mode n’est pas aux duos gagnants. À l’époque, les Warriors de Stephen Curry, Klay Thompson, Kevin Durant et Draymond Green dominent la ligue. On mise plutôt sur les trios de stars pour faire du sale niveau basket.
D’abord Kyrie Irving, puis Kemba Walker, avec également Gordon Hayward. La star numéro 1 du projet Celtics n’est pas originaire de la maison Verte, pourtant, Jaylen et Jayson sont déjà étincelants et montrent qu’ils peuvent accomplir les choses par eux-mêmes. Finales de conférence dès leur première saison ensemble, avec des moyennes individuelles qui promettent du très, très lourd. Dès les premières années, le talent est présent, les espoirs aussi.
Il faudra attendre encore quelques saisons avant que les clés de Boston ne soient vraiment confiées au deux larrons, en 2021. C’est à partir de la décennie 2020 que le duo réalise son envol vers les étoiles. Première sélection au All-Star Game en 2020 pour Jayson, en 2021 pour Jaylen. Ça y’est, ils sont au sommet, ils sont des superstars. Il ne manque plus qu’un palmarès commun pour rendre cette association proprement iconique.
Et c’est lors de cette saison 2021-22 que les C’s vont, pour la première fois de l’ère des Jay Bros, accéder à la dernière marche avant le sommet. Les Finales NBA, face aux Golden State Warriors. Dominants, les Dubs d’un Curry en route vers sa légende vont barrer la route du duo. La frustration, la déception, la tristesse. Autant de sentiments gravés dans le marbre, qui permettent d’établir une solide volonté de revanche sur eux-mêmes.
Il faudra encore deux saisons. En 2024, le duo accède enfin à son rêve le plus fou. Le titre NBA. Jaylen Brown MVP des finales de Conférence Est et MVP des Finales. Les Celtics au sommet, avec leurs deux stars au statut de rois de la planète basket. Campagne dominée, rien à dire si ce n’est bravo.
The moment that the Boston Celtics became the 2023-2024 NBA champions 🔊pic.twitter.com/D5Xjp8kXsG https://t.co/GaZVTuxuWe
— ClutchPoints (@ClutchPoints) June 18, 2024
La suite amorce la fin. Champions en titre, les Celtics réalise une solide régulière 2024-25. 2e à l’Est, en maîtrise. C’est en Playoffs que tout se gâte, avec la rupture du tendon d’Achille pour Jayson Tatum lors du Game 4 des demi-finales de Conférence face aux Knicks. Déjà au bord de l’élimination, Boston craque et perd la moitié de son duo pour une saison complète. Une saison qui sera merveilleusement réussie par Jaylen Brown, en seul patron d’une équipe désossée pour économiser des sous. Exit Jrue Holiday, exit Kristaps Porzingis, exit Al Horford.
Brown va tellement surnager qu’il est un candidat crédible au trophée de MVP durant toute la première partie de saison. Dans son sillage, les C’s terminent à la 2e place de l’Est. La campagne de Playoffs est décevante avec une défaite dès le premier tour contre les Sixers, malgré le retour de Jayson Tatum. Les rumeurs de transfert de Brown ont déjà fait leur chemin, laissé des traces dans le relationnel entre la franchise et le joueur.
Et voilà déjà la fin d’un duo magnifique. Sacrifié sur l’autel d’une stratégie long terme de Brad Stevens, qui – sans doute frustré d’avoir été devancé par le Heat sur le dossier Giannis Antetokounmpo – a redirigé ses objectifs sur l’été 2027 ou 2028, et le contrat de Paul George – 50 millions annuels – pour un échange contre un gros poisson (Nikola Jokic, Luka Doncic ?).
C’est donc la fin d’une aventure unique, profondément authentique. Et magnifique, naturellement.
