Coupe du Monde 2026 : France, États-Unis, Belgique… les enseignements de la phase de poule

Le 08 sept. 2026 à 11:56 par Nicolas Vrignaud

Équipe de France Coupe du Monde 2026
Source : FIBA

La phase de poules de cette Coupe du Monde féminine de basket 2026 est déjà terminée, et avec elle, son lot d’enseignements. L’équipe de France reçue parfaitement, les États-Unis aussi mais en offrant le frisson du doute. La Belgique façon Hitman, aussi silencieuse qu’efficace… mais aussi pas mal d’autres points d’observation. Débrief. 

Les Bleues, capacité d’action validée

Trois matchs, trois résultats qui placent le groupe de Jean-Aimé Toupane dans le siège de l’équipe la plus en forme du tournoi à l’issue de la première partie de la compétition. Que dire si ce n’est que ça déroule, que collectivement, les rares problèmes qu’on a pu ponctuellement relever ne sont que très marginaux ? Dominique Malonga, notamment, l’a rappelé au micro de beIN Sports ce lundi, après la large victoire contre le Nigeria : « Il faut se concentrer sur nous avant de penser aux autres« .

Là est, bien cerné, tout l’objectif de ces Bleues. Ne pas céder à l’excès de confiance, car le seul défaut notable de cette phase de poule, s’il faut en trouver un, c’est de n’avoir jamais vu ce groupe en difficulté lors d’un match. « Qu’ils sont chiants, à vouloir tout et son contraire, ces journaleux » pourriez-vous vous dire, pourraient-elle se dire. Et vous comme elles auriez peut-être raison. L’action, c’est check. Dominer, c’est check, et c’est parfait.

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🗣 Dominique Malonga : « On veut se concentrer sur nous, pas sur l’adversaire ! » pic.twitter.com/GDZ6fbmtBV

— NBAextra (@NBAextra) September 4, 2026

On attend désormais le groupe France en réaction. Quelle base de basket quand l’écrasante machine tricolore est momentanément enrayée ? Comment exécute t-on le jeu pour trouver les tirs et ne pas céder à la panique ? Face à une équipe en telle forme, le plan est bien évidemment de casser le rythme au maximum pour hacher le jeu. Comment reprendre le contrôle ? C’est tout l’enjeu de la phase finale. L’équipe qui gagne, c’est avant tout celle qui commet le moins d’erreurs. Et l’énorme avantage de la France, c’est d’arriver au bout de la première partie du tournoi sans en avoir commis une seule.

Team USA, 40 minutes qui suscitent… le doute ?

Encore plus chez les filles que chez les garçons, l’équipe des États-Unis est – historiquement – imbattable. Ce samedi, cette invincibilité en tournoi majeur (Coupe du Monde, Jeux Olympiques) fêtera ses 20 ans. Une folie pure que cette phrase. En 2024, les Bleues sont passées à rien, notre espoir infini réduit à la frustration éternelle d’être passé à un cheveu d’écrire l’histoire au pays.

Pourtant, face à l’Italie, les Américaines n’ont pas assuré. Quand le géant vacille, tout le monde s’imagine à sa place. Pensée aussi agréable que dangereuse. 40 minutes compliquée  face à une impressionnante débauche d’énergie physique, déployée pour casser le rythme, empêcher les actions rapides, forcer du demi-terrain sur 24 secondes. La Nazionale n’a pas réussi son pari, parce que la fierté américaine s’est montrée implacable en défense sur les dernières possessions.

Et c’est là que la limite transalpine a cassé le rêve. Et que d’autres nations (France, Belgique en tête) auront l’opportunité et les moyens basket de porter le coup de grâce. Il faudra néanmoins, pour arriver à ce genre de situation, bouger une équipe qui s’est sans doute jurée de ne plus jamais se faire surprendre.

La Belgique : second rôle médiatique, premier rôle sportif

Une nation qui fait moins parler d’elle que la France ou les États-Unis, sélection blindées de joueuses WNBA ayant le statut de stars outre-Atlantique. Quelle erreur, enfin non, quel bonheur. Bonheur pour un groupe de vivre plus loin de l’attention que les deux autres poids lourds du tournoi.

Phase de poule qui rappelle silencieusement que la Belgique, sur le plan du palmarès – et peut-être du basket – est la meilleure formation européenne de la décennie. Pas de bavure, assurage total face à la Tunisie, et deux victoires plutôt sereines contre Porto-Rico et l’Australie.  Un groupe porté par les grands noms qui ont fait le succès actuel des Lionnes : Emma Meesseman, Julie Allemand, Julie Vanloo, Kyara Linskens.

Un adversaire potentiel pour les Bleues en demi-finale, un adversaire redoutable. Qui sait très bien démarrer les matchs dans ce tournoi et instaurer le doute. Surtout, qui offrira du répondant. Attention.

L’Espagne, seul réel outsider ?

Sortie en tête d’une poule incertaine jusqu’au bout, après avoir chuté face à une extraordinaire équipe du Mali, la sélection ibérique n’a pas vraiment la confiance des trois autres vainqueurs de groupe. Le chemin direct vers le titre les fera croiser les États-Unis en demi-finale, en cas de qualification. Il faudrait une prestation énorme, historique, monumentale. Comme pour les autres, vous nous direz. On répondra que sur la ligne de départ, Belges comme Françaises sont quand même bien mieux armées. Mais, jurisprudence Italie.

Derrière l’Espagne, le niveau baisse d’un cran. L’Allemagne s’en sort très bien après avoir envisagé la catastrophe totale à l’issue de la 2e journée, où une élimination était encore tout à fait possible, à la maison. Ça l’aurait pas trop fait, convenons-en. Le Japon, la Corée du Sud ? Il faudra déjà se sortir du barrage, et donc avoir un match de plus dans les cannes. Tout semble déjà destiné pour une discussion à trois équipes. Le basket est parfois surprenant, mais il faudra là pousser sacrément le destin.


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