Amnistie (Amnesty clause)

Source : amnesty.fr
La clause d’amnistie, ou amnesty clause, était un mécanisme permettant à une franchise NBA de couper un joueur tout en faisant disparaître son salaire du calcul du Salary Cap et de la Luxury Tax. Attention au détail qui fait mal au portefeuille : le joueur conservait bien l’argent garanti par son contrat. L’amnistie effaçait donc le salaire des comptes de la NBA, pas de ceux du propriétaire.
La version la plus connue de cette clause apparaît dans le CBA signé en 2011 après le lock-out. Chaque franchise pouvait l’utiliser une seule fois, et uniquement sur un contrat qui existait déjà avant l’entrée en vigueur de ce nouvel accord. La possibilité était ouverte durant les cinq premières saisons du CBA, de 2011-12 à 2015-16. Impossible, donc, de signer un énorme contrat catastrophique en 2013 puis de demander une amnistie deux ans plus tard parce qu’on regrettait soudainement ses choix de vie.
Carlos Boozer, l’exemple parfait de l’amnesty clause
Les Bulls ont utilisé leur amnistie sur Carlos Boozer en juillet 2014. L’ailier fort arrivait dans la dernière année d’un contrat signé avant le CBA de 2011 et devait encore toucher 16,8 millions de dollars. Chicago le libère : son salaire disparaît alors du Salary Cap et du calcul de la Luxury Tax des Bulls, mais Boozer reste financièrement protégé par son contrat. Quelques jours plus tard, il rejoint les Lakers via le système de waivers réservé aux joueurs amnistiés.
C’était toute la force de la clause pour les franchises : reconnaître qu’un vieux contrat était devenu un boulet et récupérer immédiatement de la flexibilité salariale sans pouvoir revenir sur l’argent déjà garanti au joueur. Un bouton « annuler » pour le Salary Cap, mais certainement pas pour le compte bancaire.
La clause d’amnistie existe-t-elle encore en NBA ?
Non. L’amnesty clause du CBA de 2011 a disparu avec les conventions collectives suivantes et ne figure pas dans le CBA NBA-NBPA actuellement en vigueur, signé en 2023. Une franchise qui coupe aujourd’hui un joueur avec du salaire garanti ne peut donc pas simplement effacer cette somme de son Salary Cap grâce à une amnistie.
D’autres mécanismes existent pour gérer un contrat devenu encombrant, notamment la stretch provision, qui permet sous certaines conditions d’étaler l’impact salarial d’un joueur coupé sur davantage de saisons. Mais la différence est essentielle : avec le stretch, le salaire continue de compter contre le cap, simplement sur une période plus longue. L’amnistie, elle, permettait réellement de le faire disparaître du calcul.
Source image : amnesty.fr
