Arrière

L’arrière, ou shooting guard en anglais, correspond traditionnellement au poste 2 au basket. Avec le meneur, il forme le backcourt, c’est-à-dire la ligne arrière d’une équipe. Historiquement, son rôle est surtout associé au scoring : l’arrière doit être capable de sanctionner au tir, d’attaquer le cercle et de créer des points lorsque l’occasion se présente.
Le nom shooting guard donne évidemment un gros indice. Un arrière est souvent un bon shooteur, capable de marquer en catch-and-shoot ou après quelques dribbles. Mais réduire le poste à celui du mec qui attend derrière la ligne à 3-points serait un peu violent. Les meilleurs arrières savent également créer leur propre tir, jouer le pick-and-roll, attaquer les espaces et parfois organiser une partie de l’attaque.
Défensivement, l’arrière est généralement chargé de surveiller les joueurs extérieurs adverses. Taille, puissance, vitesse et longueur de bras peuvent donc faire une grosse différence, surtout quand il faut passer sur les écrans ou tenir un scoreur en un-contre-un. Bref, si ton poste 2 peut mettre 25 points tout en transformant la soirée de l’arrière adverse en chemin de croix, tu prends.
Michael Jordan et Kobe Bryant, les références du poste 2
Difficile de parler des arrières sans commencer par Michael Jordan et Kobe Bryant. Tous les deux ont incarné la version superstar du poste : énormes capacités de scoring, création balle en main, jeu à mi-distance, qualités athlétiques, défense et cette légère tendance à considérer qu’un tir contesté pouvait rester une excellente idée tant que c’était eux qui le prenaient.
Mais tous les arrières n’ont évidemment pas besoin de jouer comme MJ ou Kobe. Certains sont avant tout des shooteurs, d’autres des défenseurs, des slashers ou des créateurs secondaires. Le poste 2 décrit donc de moins en moins un rôle unique, surtout dans une NBA où les positions sont devenues beaucoup plus souples.
Quand la frontière avec les autres postes disparaît
Un joueur capable d’évoluer aussi bien comme meneur que comme arrière est généralement qualifié de combo guard. À l’inverse, un arrière suffisamment grand et polyvalent pour jouer également ailier peut être considéré comme un swingman. Ces profils sont devenus extrêmement courants et montrent bien pourquoi les numéros 1, 2 ou 3 servent aujourd’hui davantage de repères que de cases fermées.
L’arrière reste malgré tout associé à une responsabilité historique assez simple : mettre des points depuis le backcourt. Le moyen utilisé pour y parvenir dépend ensuite du client. Et quand le client s’appelle Michael Jordan ou Kobe Bryant, mieux vaut généralement lui laisser un peu d’espace pour travailler.
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