TariqAbdul-Wahad

Statistiques de la saison 2002-2003
Draft NBA : les Français qui ont été sélectionnés le plus haut dans l’histoire
Retour sur les Français les plus haut draftés de l’histoire de la NBA.
Tariq Abdul-Wahad selon TrashTalk
Avant Tony Parker, Boris Diaw et la colonie française, il fallait bien quelqu’un pour pousser la première porte. Tariq Abdul-Wahad, né Olivier Michael Saint-Jean le 3 novembre 1974 à Maisons-Alfort, est un ancien basketteur français de 1m98, utilisé comme arrière et ailier. Désormais retraité, il a été sélectionné en 11e position de la Draft NBA 1997 par les Sacramento Kings.
Premier joueur formé en France à disputer un match NBA, Abdul-Wahad reste un pionnier du basket tricolore. Son parcours l’a mené de Michigan à San Jose State, puis à Sacramento, Orlando, Denver et Dallas. Défenseur puissant et finisseur athlétique, il a joué 236 matchs NBA avant que les blessures, notamment au genou, ne stoppent sa carrière.
Olivier Saint-Jean à la Draft NBA 1997
Formé en France et passé par le lycée Aristide-Briand d’Évreux, Olivier Saint-Jean traverse l’Atlantique en 1993 pour rejoindre Michigan. Après une saison, il rejoint San Jose State, où il devient progressivement le patron offensif des Spartans.
En 1996, il aide San Jose State à remporter le tournoi de la Big West et à rejoindre la March Madness. Sa dernière saison universitaire fait exploser sa cote : 23,8 points et 8,8 rebonds de moyenne, une place dans la First Team All-WAC et un statut de scoreur parmi les plus productifs du pays. Sacramento mise alors son 11e choix sur lui. Converti à l’islam, il adopte ensuite le nom de Tariq Abdul-Wahad. Nouveau nom, même mission : se faire une place dans une Ligue où aucun joueur élevé en France n’avait encore posé ses baskets.
Quel était le profil de jeu de Tariq Abdul-Wahad ?
Abdul-Wahad était un arrière-ailier taillé pour le contact. Son premier atout était la défense : du coffre, de l’activité et la capacité à contenir plusieurs profils sur les ailes. Il pouvait presser le porteur, absorber les chocs et contribuer au rebond.
En attaque, il brillait surtout en transition, sur les coupes et en attaquant le cercle. Il utilisait sa puissance pour finir près du panier et provoquer des fautes. Pas besoin de quinze dribbles : un espace, deux grandes enjambées et direction la planche. Son meilleur basket apparaissait lorsqu’il jouait vite autour de créateurs.
Ses limites étaient claires. Son tir extérieur — 23,7 % à trois points en carrière — n’obligeait pas les défenses à le suivre loin du ballon. Sa création restait limitée, avec 1,1 passe décisive de moyenne en NBA. Dans une attaque moderne obsédée par le spacing, son profil aurait demandé un contexte précis : défense, rythme, jeu sans ballon et présence physique.
Des Kings au Magic, puis une carrière freinée par les blessures
Après une saison rookie d’adaptation, Abdul-Wahad devient titulaire lors de la campagne raccourcie de 1998-99. Il tourne à 9,3 points et 3,8 rebonds avec Sacramento. La saison suivante, Orlando lui offre davantage de responsabilités. En 46 matchs, tous débutés dans le cinq, il signe sa meilleure production NBA avec 12,2 points, 5,2 rebonds, 1,6 passe et 1,2 interception de moyenne.
Transféré à Denver en cours de saison 1999-2000, il ne retrouve jamais durablement cette dynamique. Les blessures s’accumulent. Envoyé à Dallas en 2002, il ne dispute que 18 rencontres avec les Mavericks. Sa dernière apparition NBA intervient en 2003, même s’il reste sous contrat jusqu’en 2005. Bilan : 1 830 points, 776 rebonds et 145 titularisations en 236 matchs de saison régulière.
Avec l’équipe de France, il remporte l’Euro U18 en 1992 et participe aux EuroBasket 1999 et 2003. Contrairement à une information parfois reprise, il ne fait pas partie du groupe médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Sydney en 2000.
L’héritage d’un pionnier du basket français
Après sa carrière, Tariq Abdul-Wahad se tourne vers la formation. Il devient assistant à Cal State Monterey Bay, puis entraîne une équipe de lycée à San Jose. Il poursuit ensuite son travail auprès de jeunes athlètes et dans le conseil sportif.
Son héritage dépasse largement ses 7,8 points et 3,3 rebonds de moyenne en NBA. Il n’a pas eu la carrière de Tony Parker ni la longévité de Nicolas Batum, mais il a prouvé qu’un joueur formé en France pouvait être choisi haut à la Draft et gagner un vrai rôle dans la Grande Ligue. Les blessures ont réduit la suite de l’histoire ; elles n’effacent pas la première page.
Tariq Abdul-Wahad restera donc celui qui a ouvert la porte. Les générations suivantes l’ont transformée en autoroute, mais quelqu’un devait bien tourner la poignée.
Dernière mise à jour : 19 juin 2026
Tariq Abdul-Wahad selon TrashTalk
Avant Tony Parker, Boris Diaw et la colonie française, il fallait bien quelqu’un pour pousser la première porte. Tariq Abdul-Wahad, né Olivier Michael Saint-Jean le 3 novembre 1974 à Maisons-Alfort, est un ancien basketteur français de 1m98, utilisé comme arrière et ailier. Désormais retraité, il a été sélectionné en 11e position de la Draft NBA 1997 par les Sacramento Kings.
Premier joueur formé en France à disputer un match NBA, Abdul-Wahad reste un pionnier du basket tricolore. Son parcours l’a mené de Michigan à San Jose State, puis à Sacramento, Orlando, Denver et Dallas. Défenseur puissant et finisseur athlétique, il a joué 236 matchs NBA avant que les blessures, notamment au genou, ne stoppent sa carrière.
Olivier Saint-Jean à la Draft NBA 1997
Formé en France et passé par le lycée Aristide-Briand d’Évreux, Olivier Saint-Jean traverse l’Atlantique en 1993 pour rejoindre Michigan. Après une saison, il rejoint San Jose State, où il devient progressivement le patron offensif des Spartans.
En 1996, il aide San Jose State à remporter le tournoi de la Big West et à rejoindre la March Madness. Sa dernière saison universitaire fait exploser sa cote : 23,8 points et 8,8 rebonds de moyenne, une place dans la First Team All-WAC et un statut de scoreur parmi les plus productifs du pays. Sacramento mise alors son 11e choix sur lui. Converti à l’islam, il adopte ensuite le nom de Tariq Abdul-Wahad. Nouveau nom, même mission : se faire une place dans une Ligue où aucun joueur élevé en France n’avait encore posé ses baskets.
Quel était le profil de jeu de Tariq Abdul-Wahad ?
Abdul-Wahad était un arrière-ailier taillé pour le contact. Son premier atout était la défense : du coffre, de l’activité et la capacité à contenir plusieurs profils sur les ailes. Il pouvait presser le porteur, absorber les chocs et contribuer au rebond.
En attaque, il brillait surtout en transition, sur les coupes et en attaquant le cercle. Il utilisait sa puissance pour finir près du panier et provoquer des fautes. Pas besoin de quinze dribbles : un espace, deux grandes enjambées et direction la planche. Son meilleur basket apparaissait lorsqu’il jouait vite autour de créateurs.
Ses limites étaient claires. Son tir extérieur — 23,7 % à trois points en carrière — n’obligeait pas les défenses à le suivre loin du ballon. Sa création restait limitée, avec 1,1 passe décisive de moyenne en NBA. Dans une attaque moderne obsédée par le spacing, son profil aurait demandé un contexte précis : défense, rythme, jeu sans ballon et présence physique.
Des Kings au Magic, puis une carrière freinée par les blessures
Après une saison rookie d’adaptation, Abdul-Wahad devient titulaire lors de la campagne raccourcie de 1998-99. Il tourne à 9,3 points et 3,8 rebonds avec Sacramento. La saison suivante, Orlando lui offre davantage de responsabilités. En 46 matchs, tous débutés dans le cinq, il signe sa meilleure production NBA avec 12,2 points, 5,2 rebonds, 1,6 passe et 1,2 interception de moyenne.
Transféré à Denver en cours de saison 1999-2000, il ne retrouve jamais durablement cette dynamique. Les blessures s’accumulent. Envoyé à Dallas en 2002, il ne dispute que 18 rencontres avec les Mavericks. Sa dernière apparition NBA intervient en 2003, même s’il reste sous contrat jusqu’en 2005. Bilan : 1 830 points, 776 rebonds et 145 titularisations en 236 matchs de saison régulière.
Avec l’équipe de France, il remporte l’Euro U18 en 1992 et participe aux EuroBasket 1999 et 2003. Contrairement à une information parfois reprise, il ne fait pas partie du groupe médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Sydney en 2000.
L’héritage d’un pionnier du basket français
Après sa carrière, Tariq Abdul-Wahad se tourne vers la formation. Il devient assistant à Cal State Monterey Bay, puis entraîne une équipe de lycée à San Jose. Il poursuit ensuite son travail auprès de jeunes athlètes et dans le conseil sportif.
Son héritage dépasse largement ses 7,8 points et 3,3 rebonds de moyenne en NBA. Il n’a pas eu la carrière de Tony Parker ni la longévité de Nicolas Batum, mais il a prouvé qu’un joueur formé en France pouvait être choisi haut à la Draft et gagner un vrai rôle dans la Grande Ligue. Les blessures ont réduit la suite de l’histoire ; elles n’effacent pas la première page.
Tariq Abdul-Wahad restera donc celui qui a ouvert la porte. Les générations suivantes l’ont transformée en autoroute, mais quelqu’un devait bien tourner la poignée.
Dernière mise à jour : 19 juin 2026



