Cameron Boozer, favori pour le titre de Rookie de l’Année ?

Le 22 sept. 2026 à 12:17 par Baptiste Hay-Lemétais

Alors ? Mieux que papa ou pas ?
Source Image : NBA

On ne va pas se mentir, la classe de rookies 2026 sent la naphtaline à plein nez tellement elle est chargée. Sauf qu’à y regarder de plus près, il y a un joueur qui a déjà toutes les cartes en main pour aller chercher le trophée de Rookie de l’année. Profil, contexte, physique. Son nom ? Cameron Boozer.

Après une saison à Duke absolument incroyable de maîtrise avec 22,5 points, 10,2 rebonds, 4,1 passes de moyenne et le Naismith Player of the Year dans la foulée, le fils de Carlos débarque à Memphis en tant que choix numéro 3 de la Draft 2026.

Dans le Tennessee, plus de Ja Morant, Desmond Bane ou Jaren Jackson Jr. pour bouffer les ballons en attaque. Il y a une place de franchise player à prendre dans une équipe en totale reconstruction, avec un vestiaire jeune, et donc… un boulevard. Un panel d’experts NBA l’a propulsé favori au titre de Rookie de l’Année pour la saison à venir.

Cameron Boozer was HOOPIN’ tonight!

🐻 24 PTS (game-high)
🐻 7 REB
🐻 10-13 FGM
🐻 MEM W

The #3 overall pick and the Grizzlies punch their ticket to the NBA Summer League Semifinals! pic.twitter.com/OJZAsl2JJ4

— NBA (@NBA) July 17, 2026

Déjà NBA ready

Cameron Boozer, c’est le genre de gabarit qui donne l’impression que quelqu’un a glissé un cheat code dans le jeu. 2m08 pour 113 kilos, le fils de Carlos ne joue pas dans la finesse. Épaules de déménageur et appuis solides, ses qualités lui permettent de bouger son défenseur dès qu’il attaque la raquette, comme si les lois de la physique étaient une simple suggestion. Là où ça devient vraiment vicieux, c’est que le bonhomme ne se contente pas d’être costaud : il est coordonné, rapide dans ses transferts d’appuis, capable de bien manier le ballon et possède une aisance qu’on n’attend pas d’un mec de ce volume.

Mais le gamin ne se contente pas de faire le boulot d’un intérieur classique ! Un jour il t’écrase au poste bas, le lendemain il te punit derrière l’arc ou lit le jeu depuis le haut de la raquette. Il peut aussi prendre un rebond et lancer lui-même une contre-attaque en lâchant la bonne passe dans le bon timing. Un vrai luxe ! En défense ? On verra son adaptation au plus haut niveau mais il peut s’accrocher à un poste 4-5 pour lui bouffer son espace, puis switcher sur un ailier sans se faire dépasser.

Cam Boozer n’est pas seulement un joueur de basket, c’est un véritable couteau suisse. Un ailier-fort avec un corps de vétéran et une mobilité très intéressante. Attention aux défenseurs NBA : ce bonhomme n’a certes que 19 ans, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut le prendre pour un enfant.

Dybantsa et Peterson, victimes de la « compétitivité » de leur équipe ?

Alors attention, on ne dit pas qu’AJ Dybantsa (1er choix de la Draft) et Darryn Peterson (2e choix) ne peuvent pas être Rookie de l’Année, loin de là. Sur le talent brut, le débat reste totalement ouvert. Le « souci », c’est plutôt leur environnement.

À Washington, Dybantsa débarque dans un roster qui a récemment récupéré Trae Young et Anthony Davis. Sympa pour progresser tranquillement à l’ombre de vétérans et (potentiellement) remporter des matchs, pas forcément pour envoyer de la grosse ligne de stats d’entrée qui fait gagner des trophées individuels. Même logique du côté de Peterson chez le Jazz, qui devra lui aussi composer avec du monde déjà en place (Keyonte George, Lauri Markkanen, JJJ…). Pour ce qui est de Caleb Wilson, débarqué à Chicago en pick 4, la situation est encore assez floue sur le rôle qu’aura le jeune ailier.

Cedric Coward est très fier de son nouveau coéquipier Cameron Boozer :

« Je ne peux pas croire qu’il ait 18 ans. Je suis ravi qu’il soit dans mon équipe ! »pic.twitter.com/IpGhQ03yOm

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) July 11, 2026

Alors que le Rookie de l’Année est habituellement le trophée qui prend le moins en compte les résultats collectifs, Boozer semble cocher toutes les cases : profil « NBA Ready », grosses responsabilités offensives garanties, et nouveau visage d’une franchise en reconstruction. Rendez-vous dans un an avec une nouvelle ligne sur son palmarès ?


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