Nicolas Batum : la référence du glue-guy en NBA
Le 22 sept. 2026 à 14:18 par Robin Wolff

Une des priorités en NBA est de trouver un rôle. Pour beaucoup de joueurs, c’est le secret qui mène à devenir utile dans une équipe, puis durable dans la Grande Ligue. Nicolas Batum en est un parfait exemple. Le glue-guy ultime qui a su s’installer outre-Atlantique pendant 18 saisons.
Peu de joueurs, en France, ont été autant jugés sur des critères qui ne leur étaient pas adaptés que Nicolas Batum. À son arrivée en NBA et après des premières saisons de haut niveau, le peu de scoreurs tricolores, derrière Tony Parker, ont mené les observateurs à attendre de Batman des régulières à 20 points de moyenne et des sélections au All-Star Game. Après tout il en avait le talent…
Oui… mais non. Du talent bien sûr qu’il en avait, plein les mains. Mais son talent à lui ne se trouvait pas dans les orgies offensives, dans les exploits individuels ou les isolations clutchs. S’il avait forcé sa nature pour aller chercher ce genre de statistiques, peut-être qu’il aurait marqué plus de points, peut-être, mais serait-il resté aussi longtemps en NBA ? Probablement pas.
Nicolas Batum s’est construit dans la polyvalence. Il est devenu la référence du glue-guy dans la Grande Ligue. Un ailier capable de tout faire, défendre fort, shooter, passer, faire des coupes. Celui qui relie les joueurs entre eux, qui met de l’huile dans les rouages, qui fluidifie l’attaque comme la défense. Résultat : 18 saisons en NBA et 1205 matchs de régulière. 55e total All-Time, dans les mêmes eaux que Shaquille O’Neal, Scottie Pippen ou encore Steve Nash.
Jamais titré, jamais All-Star, jamais à 20 points de moyenne, mais ce n’est pas le plus important lorsqu’on parle de Nicolas Batum.
C’est un exemple de professionnalisme et de polyvalence qui a séduit tous ses coéquipiers et des entraîneurs très référencés.
Ses agents l’ont dit… pic.twitter.com/LKF2yXd9NR
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) September 21, 2026
Et au moment de sa retraite, certaines phrases sont révélatrices. « Il est le joueur le plus Spur’ à n’avoir jamais joué aux Spurs. » « C’est dingue qu’il n’ait jamais évolué aux Warriors. » Toutes les équipes avec un bon système collectif en place sont surprises de ne pas l’avoir compté dans leur rang. Le Français est une référence d’intelligence et de Q.I Basket. Une référence d’altruisme et de collectif.
Dans le cadre d’une interview pour notre média, Jérémy Medjana, agent de Nicolas Batum avait déclaré que lorsque Batman était agent-libre, 30 franchises en NBA étaient intéressées. Un vrai témoignage de son apport dans le vestiaire et sur le parquet. S’il avait voulu, à tout prix, devenir une star du scoring, il se serait sans doute perdu bien avant et aurait été moins apprécié par les Front Offices. Le Français a trouvé son rôle tout en sachant le faire évoluer.
Le glue-guy parfait, il l’a été à Portland puis lors de ses deux premières saison à Charlotte. Ensuite, un contrat élevé et le désamour de James Borrego l’ont mené sur le banc de touche pendant deux années très compliquées avant de rebondir et de se muer en vétéran parfait. À Los Angeles et Philadelphie, l’ancien capitaine des Bleus est devenu un shooteur d’élite capable de défendre très, très fort. Moins de responsabilités dans la création mais le parfait 3&D. Il termine d’ailleurs sa carrière avec le 39e meilleur total de tirs à 3-points rentrés dans la Grande Ligue devant Kobe Bryant, Carmelo Anthony ou Steve Nash.
Nicolas Batum en NBA c’est :
– 18 saisons
– 11553 points
– 5656 rebonds
– 3612 passes décisives
Un jeune 3&D polyvalent à Portland, des hauts puis des très bas à Charlotte avant un rebond en tant que vétéran exemplaire à Los Angeles et Philadelphie ! 🙌👏 pic.twitter.com/oWmIyYP9NU
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) September 21, 2026
Une évolution donc, mais pas une révolution. Toujours, Nicolas Batum a été tourné vers le collectif. Curieux de savoir comment aider son équipe à être performante, comment aider son équipe à bien jouer au basket-ball, la passion de sa vie.
Tous les joueurs ne sont pas destinés à devenir des Franchise Players, il faut savoir l’accepter. Mais tous les joueurs ne sont pas destinés non plus à rester 18 ans en NBA en étant désirés par toute la Ligue. Ça demande une intelligence, sur et en dehors du terrain, du recul, de la classe et un immense talent. Soit la définition que l’on gardera de Nicolas Batum !
