Airball

Un airball est un tir qui manque complètement sa cible : le ballon ne touche ni l’arceau ni la planche. Autrement dit, il traverse uniquement de l’air avant de retomber quelque part autour du panier. Et comme le basket est un sport rempli de gens bienveillants, un gros airball est souvent accueilli par le fameux chant « airball, airball, airball » du public, histoire que le shooteur n’oublie surtout pas ce qui vient de se passer.

Un airball peut arriver sur n’importe quel type de tentative : un tir à 3-points trop court, un jumper complètement décalé, une prière envoyée au buzzer ou même un lancer franc. Dans ce dernier cas, l’échec est évidemment encore plus visible : pas de défenseur, pas de mouvement à effectuer, toute la salle regarde… et le ballon trouve quand même le moyen d’éviter le cercle.

Un airball change-t-il quelque chose aux 24 secondes ?

Oui. Pour qu’une tentative de tir remplisse les conditions nécessaires à la fin de l’horloge, le ballon doit toucher l’arceau. Un airball ne provoque donc aucun reset des 24 secondes. Si l’équipe qui attaque récupère le ballon alors qu’il reste du temps, l’action peut continuer, mais avec le chrono déjà écoulé. Et si le buzzer des 24 secondes retentit alors que le tir n’a pas touché l’arceau, c’est une violation.

Pour voir le concept appliqué sans aucune ambiguïté, direction Philadelphie en janvier 2017. DeAndre Jordan, alors pivot des Clippers et en délicatesse chronique sur la ligne, envoie deux lancers francs directement dans le vide face aux Sixers. Le public de Philly n’avait évidemment pas besoin qu’on lui explique quoi chanter.

Source image : ballislife.com